‹ La révolte des modistes; vaudeville en 3 actesChapitre 1 sur 48 · SCENE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIÈRE

CLAUDINE, seule.

Déjà neuf heures!... heureusement que v'iù la boutique rnngée et les comptoirs luisans comme des soleils... Dam' on a du mal dans un magasin de modes... il y a tant de chiffons.... sans compter ces demoiselles qui font une poussière... Avec ça. que madame Clément, nol' bourgeoise, jette feu et flamme drès qu'elle ne voit pas tout eu ordre... Elle n'est pas aimable tous les jours, la bourgeoise. .. elle vous mène ses modistes comme de vrais tourlourous. . . après tout, qu'est-ce qu'elle a à leux y reprocher à ces demoiselles?... Elles sont huit... eh bien , j' gage quV,n comptant tous leurs amans on n'irait pas à la douzaine. . . . ah! mon diou non. . . Mamzelle Agiaé, elle, n'a jamais que monsieur Edouard, le neveu de madame. .. Mamzelle Finette, la première ouvrière, sans monsieur Jéricho, le garçon apothicaire qui lui fait la cour, et monsieur Guichard, le vieux propriétaire qui veut la mettre à sa chambre, elle n'aurait absolument personne ., c'est comme moi, qu'est-ce que j'ai?... mon sapeur pompier, mon Alexandre, pas davantage, et encore je ne le vois que les jours de pot au feu; il aime tant le bouillon, ce pauvre poulot. Quant k la bourgeoise, on dit que jadis elle n'était pas aussi séyère pour soi-même... oh! mais c'est toujours comme ça... Dieu sait ce que la cliromique lui met sur le dos. . . eh bien! c'est égal... elle ne parle que de vertu et de mœurs.. . ça fait mal, ma parole.

Al a : On aurait dû pour la rtndre parfaite ( de

la Dcfnoisrllc à marier).

Parc' qu'h présent elle a la quarantaine, El qu'elle voit fuir les amours , La jeuness' lui fait de la peine , EUc'cut pourtant autrefois ses beaux jours. Chacun son tour,qu'eir nous laîssejes nôtres, Moi je trouve injuste . . . *ct petit , Quand on n'a plus faim, d'empêcher les autres, De satisfait' leur appétit. (6i>).

( Allant au fond. ) Tiens. . . monsieur Edouard.. . le neveu de la bourgeoise. . , II est matinal.

SCÉINE II.

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