‹ La révolte des modistes; vaudeville en 3 actesChapitre 29 sur 48 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

^^^rS/^(Tt7^'tx™^"^' AGLAÉ, ROSALIE, HEN- RIEriE, CLAUDINE, MODISTES, puis LE GARÇON.

CHOECR.

Air : C'est Lucifer.

Ah! c'est charmabt !

Quel projet excellent !

Plus d'esclavage.

Plus d'ouvrage.

Ah I c'est charmant 1 Quel projet excellent, Rien n'est plus divertissant.

FINETTE, qui tient un papier d la main. Je su.g enchantée, mesdemoiselles, de vous voir toutes d'ac^ cord vo.ci la charte que nous avons rédigée... il ne s'alit nîus que d'en discuter les articles et d'y apposer nos signaturef ..^

AGLIÉ.

Je demande la parole.. .

BOSALIE ET HENRIETTE.

£<t moi aussi .

„ JERICHO

Lt moi aussi.

FINETTE

la fou."!" '"'="'*'"»'«""' "<"" ne POUTO,.s pas parler toute» à

AGLAÉ

Ah! c'est dommage; mais c'est mol qu'i, la première, ai demandé la parole. . .

FINETTE

La parole est lV Aglaé...

AGLAÉ

Mes chères collègues, pour agir, nous ne sommes pas en force, donc, avant d'en venir aux extrémités, je me dois de modérer vos transports...

Al a de Mazanicllo.

Je crains fort quelqu'inconséquense, Et je dois, paur Thonneur du corps.

Proposer ici, par prudence, D'attendre ici quelques renforts.

Tremblons, au point où nous en sommes, De n'avoir pas tout calculé, Qu'on n'dis' pas que devant deshommes.

Des modistes ont reculé.. . {bis).

Je vois que.. Aglaé n'est qu'une juste milieu!...

JERICHO

Et moi aussi!...

FINETTE

Citoyennes... écoutez, voici ma proposition... Depuis huit heures du matin jusqu'à dix heures du soir, nous pâlissons sur le bibi, c'est trop!. .. on nous paie trente sous par jour, c'est pas assez... en outre, on nous vexe et on nous cauchemarde journellement.. . tout ça m'a décidé ù vous proposer de nous révolter... Tout le monde à présent se révolte, eh bien! faisons comme tout le monde...

Aia de Bonaparte à Brîenne.

Tuisqu'aujourd'hui c'est la mode,

Liguons nous, c'est tout profils,

Ayons aussi notre code.

Que chacua' donu' son avis.

Sans égard pour la pratique,

Moi, d'abord, je crois qu'il faut

V'nir plus tarda la boutique

Et nous en aller plus tôt.

Puis, chose bien avérée,

Dansnotr' café du matin.

Nous n* voulons plus d' chicorée,

C'est amer comm' chicotin.

Après c' repas monotone ,

Nous devons, ce n'est pas mal.

Exiger que l'on nous donne

Un' heur' pour lir' le journal.

Puis, houg en somm'scoijvériacs.

Nous n' porterons plus d* carton, Ça nous fait suivr' dans les lUes, Et c'est du plus mauvais ton, Nous voulons, qnoiqu'iiinoccntc*.

Chanter, si cria nous plait, Tout's les chansonscroastiilantes Que chant* roauizell' Déjaaet.

Je peuse qu'il faut ^MÙit« Qu'on laisse nos amourexiK Venir nous rendre visite Far jour, une fois ou «Jeux.

L'été, nous voulons d' fa bière, Et l'hiver , nous désirons Qu'on nous donn' pour nous dit>lrairc, Du cidre avec des marrons.

Qu'on doubl' 1' prix d' irotre jdarnéevV Qu'on ne rogn' iamai« nos piirts, ■.'■ '^■ Et pendant toute i'aonèe, Ponr nous qu'on ait mille égards.

Au résumé, jtî propose ' ■'"•^' 'C ' ■ %,,<Jn'o° "Oi's *ionn* beaucoup' d'argent. Et qu* nous n* fassions pas graud' chose, On n'est pas moins cxTgeant.

Puisqu'aujourd'hui c'est la mode, Liguons-nous, c'est tout proffits, Ayons aussi notre code, MesdemoiscU's, v'Ià moh a^is, •-\ ^'- t-M A ;

Ji éprise générale des 4 derniers vers.

jLE GÀBfON, accourant tout t If rayé.

MèsdcTtïbisellfes. . ; mesdemoiselles. . .

▲6LÀÉ..

FISBTTE.

Que rtoiis Veux-tu?

LE GiRÇON. ^

Je tiens YOni arcrilr que la maison et fes alentours sont cernes. .. et que Ton Tient pour vous arrt^ler I... {Demi-nuit. )

TOOTES.

Pour nous arrêter !...

C'est de rarbilrairc!. . . il faut réàisler k fa force-armée. .. citoyennes, liront nos ciseaux, et repoussons la force par la force !

Des barricades ! I. . .

( Elles mettent devant le pavillon , des' chaises , des bancs et des tables. )

GBOEUB.

Trio du Pré aux Clercs.

Dépêchons... on s'avance, II faut montrer du coeur, Oui, que noire Taillauice Inspire la terreur.

Faisons tête à l'orage.

Et pour sortir d'ici, Il faut avec courage En chasser l'ennémî.

La gard' municipale Fuira d'vant nos jupons, La gard' municipale Fuira d'vant nos jupons, Quelle gloir' sans égale, Oui, nous triompherons.

La gard* municipale Fuira d'vant nos jupons, Bientôt nous triompherons. {La musique continue in sourdine jusqu'à la fin. )

JERICHO

On s'approche. .. ce sont eux!...

FINETTE

Ce sont eux!... à notre poste!...

( Elles se placent toutes derrière les barricades, )

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