‹ La révolte des modistes; vaudeville en 3 actesChapitre 36 sur 48 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

FINETTE , JÉRICHO sortant du cabinet de droite. Il a des habit» d'homme excessivement larges,

FINETTE

Tiens, qu'est-ce que c'est quç ce petit monsieur dans ce grand habit ?

JERICHO

Comment, Finette, tu ne reconnais pas ton bichon , ton Jéricho ?

FINETTE

. C'est toi. Dieux ! quel accoutrement. (Elle rit aux éclats).

Ne ris donc pas comme ça, voyons.

FINETTE

Où diable as-tu été pécher cela? II paraît que tu espères engraisser. .

JERICHO

Je vas le dire : en furetant partout , j'ai trouvé dans le tiroir d'une vieille commode les vêt^meia^ qiaç lu vois. C'est le ciel^ui me les envoie.

FINETTE

Eh ben, îe ciel aurait bi^n dû te les envoyer moins larges. On dirait qu'on a pris mesure sur la porte St-Denis.

j^fticeo.

Je sais parfaitement qu'avec cet habit j'ai l'air d'un homm* à son aise ; mais peu importe , je veux profiter de ce costume de fantaisie pouf sortir d'esclavage et aller rassurer mon patron. On vient délaisser entrer des hommes ici, il me sera facile de passer pour un de ces mes.^ieurs, pour un retardataire Prends patience. Finette, une fois dehurs je ferai tout pour te tirer de là;mais avant je vais aller voir si ces demoiselles ont quelque commis^sion à me donner, et foi d'apothicaire , j'Apporterai un remède à vos Éaaus.

Aie : du vauderilic de ta Décence.

Traoquillis'-loi, mou adorable amie , Vous sortirez bientôt de ce cacbot, Je vais d'abord revoir ma pharmacie, Où l'on doit être inquiet de Jéricho.

Adieu, Finette, au revoir, je me sauve, " En attendant l'heur* de voir' liberté, J'vous apport'rai de la pât' de guimauve^ Pour adoucir votre captivité, (bis).

{Il entre dans le cûblnet de gaucJie).

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