SCENE VIII
Les Mêmes , CLAUDINE, «n* lettre d lu main.
CLAUDINE , d part.
Pour mademoiselle Finette, que m'a dit le vieux uiQnsieur. Il ne s*agit plus que de la remettre sans que madame se doute de rien... (Elle fait des signes d Finette).
FINETTE
Tiens... que me vcit Claudine:*
Qu'est-ce que tu parl«2S de Claudine ^
Ce n'est rien.
FINETTE, n Jériclio.
CL AI' DINE , qui s^cst approchée de Finette. Mademoiselle. . . c'ebt une lettre. . . d'un vieux monsieur, qui vous veut du bien. , . à ce qu'il dit.
JERICHO , pousse un cri.
Ohl. . .{M ad. dément se retourne au moment où Claudine tend Id lettre à Finette,)
MAD. CLEMENT
Que voulez -vous, C\àuù\ï\Q?, , .[Claudine remet aussitôt la lettre dans la poche de son tablier.)
CLAUDINE
Moi. .. rien. . . Madame. . .
MAD. CLEMENT , allant vers elle.
Rien. . . il m'a semblé que voub présentiez un poulet.. . à mademoiselle Finette. . .
CLAroiNE , montrant son pdnier.
Un poulet. . . non madame , je n'ai que mon gigot. . .
MAD. CLEMENT , prenant la lettre dans sa poche. Certainement. . . le voici.. .Qui vous a remis cette lettre ?
CLAUDINE
Madame. . . c'est un monsieur seul.
MAD. CLEMENÏ.
Et quel est ce monsieur seul ?
Madame , je vous jure que je ne le connais ni d'aigle ni d'Adam.
MAD. CLEMENT
C'est bien.. . {Elle lit l'adresse.) A mademoiselle Finelte. . .Je ne me Ironjpais pas. . .
JERICHO , d Finette.
finelte. , . c'est atroce. . . çà crit vengeance.. .
FINETTE , bas.
Ne crie pas comme ca. . . {Haut) Madame peut lire... je ne sais pas d'où vient ce billet. . . je n'ai rien à me reprocher. ..je suis pure comme l'enfant qui vient de naître.
MAD. CLEMENT , Usaut.
« Charmante Finette, il y a huit jours que j'ai entrevu votre » délicieux minois à travers les vitres de votre magasin , c'est » vous dire que depuis huit jours je suis auioureux. . . Il faut » absolument que je vous parle. . .
FINETTE
Donc. . . ii ne m'a jamais parlé. . . vous voyez , madame. . . [Bas à Jéricho.) ïu l'entends. . . jaloux.
MAD. CLEMENT, continuant.
» Je suis un homme du moyen âge, et à la tête d'une fortuné » agréable ; je vous veux du bien.. .Pour que vous appreniez à » me connaître. ..je me trouverai au reçu de cette lettre, planté » devant le deuxième carreau à droite de la porte. ( Toutes les
demoiselles tournent la tête et ^ajfirfokent Guichardqui regarde aveu
son lorgnon.) ;;i- :^: v .;; ■ '■ ^ / ^' "
» ^igiiè Çuichnrd , propriétaire. »
ROSALIE
Il est 1^. . .
AGLAÉ
Dieu ! qu'il est laiJ !. . . Y \jy
{Finette a toutes tes peines 'du monde à contenir Jéricho.)
S f { '.} l . JMUD. CIRMENT, .' '' ■.' . ' ]
Je suis heureuse , Finette, de %'oir que vous n'êtes pas coupa^ ble. .. mais je vais ôler à ce vieux, mauvais sujet Ijèn vie de te-commencer. .. Claudine ! àli.-.i.
i , •, ; .. :• ■ ': ■ :, ;-<.Ci.A33|)I«fEifip .. .1; ^'.nortjfnvuf Madame. . .
MAD.CtEWRNT.
liYîaft^il ilie llVau .^«nia mon Uivubo
CLACDINE.
Oui madame. . .je venons deJ.e romplir. . .
Suivez-moi. . . je vais lui laver Ja tête à ce monsieur. . . Vous 5 mesdemoiselles , je vous déf'ends de quitter le comptoir. . .
Il n'y a pas de (Jjan^er, madame. . . (^rf.. Clément entrA ^.^<^^^ avec Claudine.) 1 ;,