‹ La Révolution belge de 1830, racontée par les affichesChapitre 9 sur 46 · L. DE WELLEXS · texte numérisé non relu

L. DE WELLEXS

Par ordonnance :

P. CUYLEX'^, Secrétaire.

Grâce à l'activité de la garde bourgeoise, ([ui arrêta quelques-uns des meneurs, la journée du 28 août fut relativement calme. Depuis la veille les troupes royales s'étaient cantonnées autour des palais, sous le commandement des généraux de Bylandt, d'Aubremé, de Wauthier et Aberson.

« Et c'était quelque chose d'imposant, » disent les journaux patriotes de l'époque, « que de voir ces quinze cents hommes de troupes d'élite porter les armes devant les quelques patrouilles bourgeoises qui venaient nuit et jour traverser leur bivouac. »

Ce fut le 28 août que l'on vit apparaître nos couleurs nationales. Quelques exaltés avaient arboré à l'Hôtel-de- Mlle un drapeau tricolore français. Cette démonstration pouvait tromper le peuple et faire méconnaître les tendances nationales du mouvement, elle fut désapprouvée. L'avocat Ducpétiaux arracha l'emblème étranger pour le

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remplacer parles vieilles couleurs delà ré\"olution brabançonne, prises aux émaux de l'écusson du duché de Brabant.

Dans la matinée, un ordre du jour du baron van der Linden-d'Hoogvorst vint régulariser le service de la garde bourgeoise.

ORDRE DU JOUR

MM. les commandans des sections sont priés de vouloir bien établir des contrôles des compagnies, des officiers, sous-officiers et soldats, et d'envoyer une copie au commandant en chef. Ils sont priés d'y ajouter la liste des personnes de leurs sections respectives, qui n'ont point encore fait partie de la Garde Bourgeoise et qu'ils désireraient voir se réunir à eux.

Pour relever les postes existons en ce moment, et en attendant qu'on puisse se procurer un assez grand nombre d'armes, il sera convenable d'ouvrir deux listes, l'une comprenant les noms des personnes à relever; l'autre le nom de la Garde montante à laquelle les anues seront confiées pour la continuation du service ; et afin que les détenteurs actuels puissent réclamer leurs fusils, la première liste sera déposée entre les mains du commandant en chef.

Par ces moyens réunis on parviendra à établir un mode de service régulier.

MM. les commandans des sections sont priés d'envoyer tous les matins, à 8 heures, un sous-officier à l'état-major, avec le rapport des évènemens qui se seront passés dans les 24 heures.

A midi, ils enverront prendre les ordres du commandant ; le soir à 6 heures, ils feront prendre le mot d'ordre par un de leuis officiers.

M. le commandant de la Garde à cheval, est prié de se conformer, en ce qui le concerne, au présent ordre du jour.

Bruxelles, le 28 Août 1830.

Le Commandant en chef, Baron VAXDERLIXDEX-D'HOOGHVORST.

Vers midi, la rameur s'était répandue en ville que des troupes de ligne, tirées des garnisons du Nord, marchaient sur Bruxelles ; déjà, le peuple inquiet parlait d'opposer la force à la force et de barricader les portes et les rues.

Le baron d'Hoogvorst, commandant en chef de la garde bourgeoise, se rendit immédiatement auprès des généraux, aux palais, il parvint à leur arracher la promesse de faire rétn^grader sur Anvers les troupes en marche et s'empressa de faire connaitre le résultat heureux de sa démarche.

PROCLAMATION

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