‹ La Révolution belge de 1830, racontée par les affichesChapitre 10 sur 46 · HABITANS DE BRUXELLES · texte numérisé non relu

HABITANS DE BRUXELLES

Le bruit avait été répandu que des troupes marchaient sur Bruxelles. Le commandant de la Garde Bourgeoise, s'empresse de vous informer que des ordres sont donnés par l'autorité militaire supérieure pour les empêcher d'entrer en ville et leur ordonner de s'arrêter.

La sûreté de la ville de Bruxelles reste donc exclusivement confiée à la brave Garde Bourgeoise, qui a si bien rempli ses devoirs jusqu'à ce jour.

Une députation de notables habitans de Bruxelles, va se rendre à La Haye.

En attendant le retour de celle-ci, la troupe, stationnée dans le haut de la ville, restera inactive. Les officiers commandant la Garde Bourgeoise ont pris sur l'honneur l'engagement de la faire respecter. Bruxelles, 28 Août 1830.

Le Comniandant de la Garde Bourgeoise, B.-^RON VAXDERLIXDEN-D'HOOGVORST.

De son côté, le général de Bylandt vint confirmer par une proclamation à la population bruxelloise les pro-

messes qu'il a^ait tait es au commandant de la garde l)ourgcoise.

PROCLAMATION

Noiis^ Généj-al-Major, Comte de BYLANDT, Coinmandant en Chef les troupes dans la province du Bradant méridional, d'accord avec les autres Autorités militaires de cette ville, taisons connaître aux habitans de cette résidence, que nous sommes convenus avec les principaux Chefs de la Bourgeoisie armée de Bruxelles, que les troupes qui étaient attendues ce-jourd'hui dans cette ville, n'entreront point, aussi long-tems que les habitans de cette Résidence, respecteront toutes les autorités civiles, y établies et maintiendront le bon ordre ; bon ordre, que les principaux Chefs de la Bourgeoisie armée, s'engagent de faiie maintenir dans l'intérêt de tous et pour le bonheur de tout citoven.

Le Commandant en Chef susdit, GuiLL. Comte de BYLANDT.

Quartier Général à Bruxelles, ce 2"^ Août 1830.

Nous aA'ons vu que dans sa proclamation annonçant la non-intervention de la troupe royale, le baron cl'Hoogvorst annonçait encore le départ d'une députation de notables de la capitale pour la FI ave.

Dans la matinée du 28, une cinquantaine des principaux citoyens de la capitale s'étaient spontanément réunis à l'Hôtel-de-Ville, sous la présidence du baron de Secus, le mentor des députés de l'opposition, et avaient rédigé une adresse au roi, qui, ^otée par acclamation, fût immédiatement envo3^ée à la Haye, par des délégués de l'assemblée et communiquée au peuple.

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