‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 109 sur 396 · Lettre des commissaires du 5 juin · texte numérisé non relu

Lettre des commissaires du 5 juin

reuse intervention de l'abbé de Besses acheva de ramener le calme !. On brüla le scrutin d'Annonay et les districts se séparèrent pour procéder isolément à l’élection de leurs administrateurs. On avait perdu six jours eu vaines discussions, mais le 5 et 6 juin, les élections ? furent terminées sans nouveaux incidents.

Il n’y eut de lutte ardente et passionnée que pour la nomination du procureur général syndic. Les électeurs du haut Vivarais, qui ont à se plaindre de la longue prépondérance du bas Vivarais dans l’ancienne administration, sont bien résolus à meftre tout en œuvre pour s'assurer, cette fois, l'avantage et le prestige du « syndicat ». Ils rachètent l'infériorité du nombre par l'intelligence, la valeur et l’autorité de leurs chefs et par l'union et la discipline de leurs troupes. Quand il s’agit de l'intérêt commun, ils savent oublier leurs dissensions intestines etfaire bloc contre le bas Vivarais plus désuni. Ils ont déjà obtenu un gros succès en portant La Tourrelte à la présidence de la commission.

Come procureur général syndic, ils présentaient aux suffrages Lombard de Quincieux. Ils menèrent auprès des électeurs une propagande fort active et très habile et faillirent réussir, sans éveiller les soupçons, à surprendre la majorité en faveur de leur candidat. Au premier tour, il ne manqua que quelques voix à de Quincieux pour être élu ?. Si le Cheylard avait su faire taire ses légitimes griefs, le haut Vivarais triomphait. Mais le Cheylard, par représailles contre les députés du haut Vivarais qui l'avaient oublié, lors de la distribution des établissements administratifs, refusa son concours au candidat d'Annonay. La proclamation des résultats du premier scrutin révèle l'intrigue. Les patriotes d’Aubenas organisent une vive campagne contre Lombard de Quincieux. Pour secouer l'apathie de leurs concitoyens du midi, ils font ressortir que la perte « du syndicat » serait une déchéance pour eux et une sérieuse atteinte à leurs intérêts. Ils réveillent les vieilles querelles de clocher, attisent les petites jalousies locales et parviennent, au deuxième tour, à rallier un bon nombre d’électeurs à la candidature de Dalmas. « Cette réunion ne fut pourtant pas générale et beaucoup, à qui Dalmas ne plaisait pas, persistèrent à l'écarter », mais, « au troisième tour de scrutin, la nécessité de décider entre l’un des

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