‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 128 sur 396 · Mémoire justificatif de Malbosc. Arch. Ard. LE · texte numérisé non relu

Mémoire justificatif de Malbosc. Arch. Ard. LE

4. Malbosce affirme que l'Abbé de la Molette n'était pas dans les ordres.

5. Malbose lui-même dans ses papiers le reconnaît. Arch. Ardèche L311 et Fonds Mazon, chr. 13.

l'attaque, ardent à la riposte. Le moindre incident peut être gros de conséquences. !

Rien non plus n'avait été prévu dans les rapports entre les diverses autorités. Le commandant militaire avait bien désigné une garde d'honneur pour recevoir le directoire du district et l’escorter dans la visite du camp, ? maisles droits respectifs du Comité, de l'état-major et des administrateurs n'avaient pas été précisés. À qui devait revenir la présidence effective de la fédération ? Entre les mains de qui l'armée allait-elle prêter serment ? La question n'avait pas été tranchée ; mais l'invitation du Comité, la délégation du département, l'usage enfin, tout désignait le directoire de Largentière, Tous les patriotes, même les adversaires de Rivière de Larque,tous ceux que n'égarait pas la passion politique appuyaient les prétentions du district. * Mais cette solution ne pouvait satisfaire ni le Comité, ni ses adhérents qui avaient bien voulu, pour assurer le succès, s'abriter derrière le paravent de la légalité, mais qui n’entendaient pas laisser à l'administration et aux patriotes le bénéfice d'un groupement évidemment dirigé contre les idées nouvelles.

C'est alors que les bruits répandus par les lettres anonymes reparaissent. Les administrateurs sont des intrus, peut-être des traitres qui, sous prétexte de surveillance, cherchent à faire dévier la manifestation. On ne doit pas reconnaitre leur autorité, ils n'ont aucun droit à présider. Cet honneur revient à la municipalité de Berrias, qui a eu l'initiative du camp formé sur son territoire. C’est entre les mains de son maire Malbosc que les gardes nationales doivent jurer fidélité à la loi et au roi. De divers groupes partent des invectives, des sarcasmes et même des menaces à l'adresse du directoire. Les têtes se montent, les armes se préparent. Partisans et adversaires sont prêts à en venir aux mains. Ecœuré de ces contestations tardives et craignant déjà pour sa sécurité, le président du district juge prudent de déclarer publiquement qu'il n’est venu à Jalès que sur les sollicitations du Comitéet qu'il n’a pas d'autre désir que « de contribuer à la paix et à la tranquillité publique ». Il n’a pas l'intention « de disputer sur ses droits,» il va se retirer, pour ne pas donner à ses adversaires le prétexte de

1. Lettre de Cachon au procureur général syndic du 24 août 1790. Arch. nat. D XXIX bis 12.

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