‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 132 sur 396 · cf, Fonls Mazon F 12 etarch. nat. D XXIX bis · texte numérisé non relu

cf, Fonls Mazon F 12 etarch. nat. D XXIX bis

3. La radiation de Bournet fut prononcée le 9 octobre, mais le directoire du département cissa la décision de la municipalité de Joyeuse le 9 décembre 1790. Arch. ard. L 119.

4, cfextraits de nombreuses délibérations qui protestent contre le camp de Jalès. Fonds Mazon chr. T. 13 et 16.

5. Procès-verbal du commandant de la garde nationale de Vesseaux, 18 août 1790. Fonds Mazon chr. 13.

6. Lettre de Delichères au Comité des recherches le Y septembre. Arch. nat

DXXIX bis 12.

7. Lettre du directoire du Gard. Nîmes 8 septembre 1790, arch. nat. D XXIX

bis 12.

Les journaux patriotes ne sont pas les moins empressés à accabier les organisateurs. Dans les comptes rendus, chacun apprécie le rassemblement avec ses préjugés, ses craintes ou ses rancunes. Aussi, les récits sont-ils tous plus ou moins inexacts ou fantaisistes. Le « Moniteur » du 3 septembre écrit qu'on a fait à Jalès « des ‘motions tendantes à demander... que les catholiques eussent à s'armer, pour aller venger le sarg de leurs frères, qu'ils se portassent en même temps sur Avignon, où l'on trouverait en effet 80 pièces de canon et une place forte... ! », Le «Courrier d'Avignon » se distingue par ses inventions saugrenueset ses amplificalions calomniatrices. A l’en croire, de nombreux drapeaux auraient porté les inscriptions séditieuses d’« à bas la nation, à bas l'Assemblée ;? » des curés et des moines fanatiques, brandissant de grands crucifix ?, auraient parcouru les rangs,préchant l’extermination des protestants et excitant les catholiques à marcher sur Nimes f, Si ce projet avait été effectué, ajoute le journal, on allait jusqu'au port de Cette et on y attendait une escadre espagnole qui débarquait dans ce port et voilà la guerre civile établie * ». Le Comité indigné réplique vertement. Le rédacteur Tournal refuse d'insérer ses rectifications. Exaspéré, Malbosc envoie deux de ses amis, Chalbos et Maubec,à Avignon pour sommer le journaliste de se rétracter 6. À la suite d'une réprimande sévère de la municipalité de cette ville, Tournal, dans le numéro du 8 septembre, donne acte au Comité de ses assertions qu’ Qil n'a eu aucune intention de contre révolution ni d'aatipatrio-

1. Réimpression de l'ancien Moniteur T. 5 p. 558. Aucun autre récit ne fait allusion à ce projet de se porter sur Avignon.

2. La «relation surla fédération de. gardes Le à Jalès », envoyée au comte de Périgord, déclare que la majeure partie des drapeaux, portaient : (Vive le roi» et ÉrÉpel € Vive la nation ». Arch. nat. F 7 3652. ;

3. Courrier d'Avignon, 28 août 1790 p. 842. Biblioth. nat. Le 265. M. Mathiez écrit aussi dans « la Révolutlon française » T. 1 p. 97 que les gardes nationaux € parurent au rendez vous en portant la croix pour drapeau ».

4. Aucun témoin oculaire ne confirme les affirmations du € Courrier d’Avigon ». Dalmas, procureur général syndic de l’Ardèche, dans une lettre au Comité de recherches du 7 septembre,dit simplement qu'il va prendre des renseignements sur le bruit qui court qu'il y avait à Jalès « des prêtres qui portaient des croix de bois à la boutonnière ». Le directoire du département du Gard, le 8 septembre, écrit : € on assure que plusieurs prêtres assistèrent » à la délibération du château deJalès. Arch. nat. D xxix bis 12.

| Malbose dans son mémoire justificatif répond point par point à ces diverses accusations. Arch. Ard. L 311.

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