‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 144 sur 396 · Leltre de Malbose du 18 février à 11 h. du matin. lbidem · texte numérisé non relu

Leltre de Malbose du 18 février à 11 h. du matin. lbidem

4. cf) lettre de la municipalité de Thueyts. Arch. nat. F 7 4423. 5. Lettre citée par Boissin. Les camps de Jalès p. 59.

6. Rapport des commissaires d'Aubenas et nombreuses lettres de diverses. municipalités des 18 et 19 février. Fonds Mazon, chr. 13.

7. cf) informations judiciaires en avril-mai-juin 1791. Arch. nat. F 7 4493.

nouvelles tendancieuses, mais il n'ose pas, tant « le fanatisme agite les esprits ». Pour éviter des rixes et des conflits, il invite, au contraire, la population « à être fort honnête » à l'égard des fédérés de passage. Du 18 au 22, une véritable terreur pèse sur la ville. Le son du tocsin, qui est allé alarmer les communes voisines, précipite sur elle une avalanche de gardes nationaux de Chambonas, des Salelles, de Gravières, des Assions, de St-Pierre, etc... « Ila fallu nous résoudre, pour adoucir ces forcenés, à leur offrir des rafraichissements en pain (sic} eten vin, après quoi ils se sont retirésavec beaucoup de clameurs. ! » A plusieurs reprises, le 18 et le 19, des coups de fusil sont tirés contre les maisons des protestants. Si les compagnies de Chambonas sont très correctes, celles de St-Pierre, après avoir mangé et bu, enfoncent les portes de Roure et brisent la clôture du cimetière calviniste. Sur le bruit que les légions de la Gardonnenque marchent sur Alais, les catholiques des Vans forcent le maire à leur distribuer les armes des réformés et la garde nationale part à Jalès, (toujours sans notre réquisition », emmenant heureusement les 20 réfugiés d'Uzès, & pour débarrasser la commune d'autant. » ? Le 19, à 4 heures du soir, les milices de Sablières, St- Mélany arrivent et couchent aux Vans, prêtes à tout saccager, sion ne subvient pas à leurs dépenses. La municipalité ies héberge à l'hôpital et leur fournit du pain, du fromage et du bois. Le lendemain, il faut leur offrir le déjeuner et les presser de se mettre en route. On croit en avoir fini avec leurs exigences, lorsqu'elles reviennent avec d’autres réclamer encore des munitions et de l'argent. La commune est obligée de contracter un emprunt de 1500 livres et de distribuer 6 livres par homme. ?

La situation de Joyeuse est tout aussi critique. Dès le 18 février, le bourg est «inondé de gardes nationales » qui manifestent bruyamment contre ia municipalité. On l’accuse de n'être pas patriote { et d'être vendue aux protestants. Ilest question de la mas-

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