Lettre de Malbosc, 18 février. Arch. nat. D XXIX
3. Rapport de Cade à la municipalité des Vans le 17 février à 7 h. du soir. Délibérations municipales des Vans publiées par Tallon, histoire des Vans T. IN
: 4. Lettre de Pont-St-Esprit à St-Just du 18 février, pour demander des secours contre les troupes du camp de Jalès. Arch. nat. D XXIX 1.
5. Lettre de Malbosc du 18 février et délibération de l’assemblée du 17 février 1791. Arch. nat. D XXIX 1.
6. Cade, délégué des Vans, à la délibération de Berrias du 17, pour éviter le désarmement, avait affirmé que les protestants des Vans avaient déjà déposé leurs armes. cf) délibérations municipales des Vans, 17 février, 7 h. du soir.
voque pour le dimanche suivant, 20 février, une grande assemblée: municipale et militaire, qui devra prendre les mesures que réclament les circonstances. Quatre commissaires sont désignés pour rédiger les lettres d'invitation, ! que des messagers bénévoles vont répandre à profusion dans toutes les bourgades, villages et hameaux les plus reculés. Et naïvement ou habilement, on prie le district de: permettre les emprunts nécessaires pour l'achat des armes, vivres, poudre et munitions.
Dès le 18 février, l'organisation dite commence. Martin de Sauveplane, avec 1500 hommes, ? se dirige sur St-Ambroix. On forme le cordon * avec les éléments des gardes nationales voisines, bientôt renforcées par celles des communes plus éloignées.
Dans les campagnes, on ajoute foi sans hésitation aux diverses allégations du Comité # etles paysans s’ébranlent, bien résolus à en finir avec les menaces des protestants. Les municipalités, effrayées. de l’exaltation des esprits, demandent conseil, mais sont bientôt obligées de céder à l'impulsion générale. « Ma commune, écrit le maire de Laurac, s'est armée malgré moi. La population a fait son-
le tocsin, malgré mes ordres et mes instances réitérées. » * Il en est de même dans la plupart des paroisses rurales, 5 où les habitants forcent parfois les maires et officiers municipaux à marcher à leur tête, « drapeau rouge déployé. »
Daïs les villes, où les patriotes sont nombreux, organisés et maitres de l'administration, Île Corps municipal s'inscrit en faux contre les bruits lancés par les émigrants et s'efforce d’enrayer le: mouvement. Peine perdue. Même dansles centres les plus favorables à la Révolution, comme les Vans, Joyeuse, Largentière et Aubenas, une forte minorité paralyse l’action de l'autorité et crée, parmi les petites gens, un état d'esprit violemment hostile aux proteslants età ceux qu'on considère comme leurs défenseurs. ?
Aux Vans, le maire voudrait bien faire arrêter les porteurs de
1. On trouve de nombreux exemplaires de ces lettres aux archives nationales. F 7 4423.
2. Lettre des administrateurs du Gard du 19 février à l’Assemblée nationale. Arch. nat. D XXIX 1.