Lettres des 15 et 17 février. Arch. nat. Dxxix
2. CF) Délibérations municipales de Joyeuse du 17 au 24 février 1791. Fonds Mazon F (2. La municipalité proteste contre le district qui ne fait pas connaître les renseignements rassurants qu'il a reçus,qui ne fait rien pour désabuser le peuple et qui, au contraire, accueille tous les bruits alarmants et favorise le départ des gardes nationales pour Jalès.
3. Daudet affirmeà tort p. 70 que le district du Tanargue avait donné une approbation pure et simple à la nouvelle fédération.
4. Lettres de Malbosce du 18 février 1791 au Tanargue. Arch. nat. Dxxix Î.
5. Daudet, p.76, déclare que le directoire du département de l'Ardèche dut à une circonstance inattendue (arrestation de Malignon à Largentière) d'être averti des complots royalistes. Vingtrinnier T. II p. 351, note, soutient lui aussi
la légalité et plus énergique que le district, il défend toute réunion en armes et proscrit tout rassemblement de gardes nationales !. L'injonction était formelle et ne laissait place à aucun subterfuge. Malbosc s'incline aussitôt et déclare qu'il ne paraïira pas au camp. Il fera donner lecture néanmoins de arrêté du directoire aux gardes nationales qui pourraient se trouver à Jalès ?. Et, du 20 au 25 février, on n'a plus aucune lettre de lui. Nulle part, ni à Jalès, ni à Bariac, ni à St-Ambroix, on ne signale sa présence. Ni Roux, ni Chastanier de Burac, ni Roger ne parlent de lui. Il se réfugie dans la passivité la plus absolue et reste enfermé dans sa maison de Berrias *. Continue-t-il à’diriger en sous-main le Comité ? Ses ennemis l'ont insinué. Mais, outre que Malbose ne parait pas homme à jouer une indigne comédie, si, après sa retraite, il eût persisté à pousser en secret à l'insurrection, on comprendrait aitficilement que, da 20 au 23, il ahandonne de 10 à 12.000 hommes aux hasards des évènements, sans but, sans ordres et sans organisation, et surtout, qu'il expose le sort de la contre-révolution aux surprises de l'élection d'un général.
Les autres membres du comité se dérobent, eux aussi t, et les chefs du cordon militaire n'osent prendre aucune initiative. Il ne 1este que quelques exaltés anonymes et les réfugiés d'Uzès pour espérer encore en un succès impossible. Sous l’énergique impulsion de l’abbé la Molette, ils tiennent une nouvelle réunion au château de Jalès, le 20 février, où ils attaquent violemment le directoire de l’Ardèché qui & interdit le rassemblement *. La Molette est d’une activité dévorante. Du 20 au 23 février, on le rencontre partout, à
qu’ «on évitait ainsi de s'adresser à Privas ». Le département de l'Ardèche était tenu au couraut par le district du Tanargue, sur la demande même de Malbosc. Cf. lettre du 18 février, sans parlér des nombreuses lettres des diverses municipalités. Fonds Mazon chr. 13. :