Arch. Ard. L 120. Arrêté du 19 février
2. Lettre de Malbosc du 20 février 17.1 au département. Fonds Mazon, chr. 13.
3. A la séance du 3 mars 1791, St-Martin, député de l’Ardèche, confirme que les chefs du Comité de Jalès, « n'ayant pas même osé paraître, se sont contentés de mettre en avant des personnes inconnues qui n’ont pu contenir les paysans. » Arch. parlementaires T. 23, p. 642. Chose extraordinaire, aucun témoin, lors des informations judiciaires faites d'avril à juin 1791, ne charge Malbose. Cf. Arch. nat. F7 4423
4, C'est en vain que Roux et Pigère, commissaires d'Aubenas, demandent le dimanche matin, 20 février, à voir les commissaires qui ont signé les lettres d'invitation. Cf. Arch. nat. F7 4423.
5. Délibération du 16 mars 1791 du directoire du Gard ct des commissaires.
de l'Ardèche. Fonds Mazon. Chr. 13.
St-Ambroix, à Jalès, à Barjac. C’est lui qui fait réclamer le plus de troupes possible !, c'est lui qui accueille et harangue les détache-. ments, qui encourage les timides et ranime les défaillants. Il semble avoir la prétention de remplacer à la fois et Tauriers et Malbosc, mais il n'a pas assez de considération et de prestige pour s'imposer comme un chefet, un peu partout, la défaillance du Comité provoque l’indécision, le désordre et l'anarchie.
Les patriotes, qui ne sont venus qu'à contre-cœur, et surtout les chefs des milices urbaines voient lé parti à tirer de ce désarroi et commencent à se concerter pour faire échouer la fédération. Ils trouvent un appui efficace dans ies commissaires Roux et Pigère qu'Aubenas, le 19, a envoyés aux renseignements ?. Leur enquête à Jalès, à St-Ambroix, les confidences qu'ils ont reçues, les propos qu'ils ont surpris, les dangers même qu'ils ont courus les ont éclairés sur les visées des aristocrates et les arrière-pensées des émigrants. Le 21, ils rencontrent à Jalès de nombreux détachements, en route pour St-Ambroix, et, parmi eux, les compagnies d'Aubenas, commandées par Roger, et celles des paroisses voisines, sous . da direction de Chastanier de Burac. Ils leur font part de leurs inquiétudes. Tous reconnaissent la gravité de la situation, mais la difficulté est de traverser les projets des contre-révolutionnaires, sans éveiller les susceptibilités ombrageuses des paysans. Roger, qui a connu à Joyeuse * l'arrêté du département, a voulu faire rétrograder sa troupe. Elle a refusé. Après son entrevue avec La Molette au château de Jalès, il essaie de la haranguer de nouveau et lui déclare qu’ «on la fait marcher pour une canaillerie. » Instances, menaces, caresses, tout est inutile : il faut continuer sur St-Ambroix. Les gardes nationales veulent «soutenir la religion chancelante. » {
Les réfugiés d'Uzès cherchent à précipiter les évènements ; ils excitent les paysans contre les protestants et les patriotes et préchent la guerre à outrance contre la Révolution. Les propositions les plus atroces et les plus incendiaires sont faites. Pour galvaniser