‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 160 sur 396 · Réimpression du Moniteur T. 4 p · texte numérisé non relu

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sa part de l'enthousiasme populaire, bénit les drapeaux de la garde nationale !, prononce des allocutions patriotiques et associe la religion à toutes les cérémonies civiques.

C'est la Constitution civile du clergé qui, en touchant d'une main brutale à l'organisation de l'Eglise, va ébranler et briser ce bel élan patriotique et rejeter, presque malgré lui, la majorité de ce clergé dans l'opposition. Et cependant, à son apparition, la loi du 12 juillet 1790 ? ne soulève pas une grande émotion dans le Vivarais. Ïl n’en est pas question au premier camp de Jalès. Le clergé, s’il est un peu surpris de la hardiesse de certaines transformations, évite de le déclarer ouvertement, Sa réserve et son silence n'ont d’ailleurs aucune signification hostile. On le vit bien, lors de l'élection de l'abbé Roger à la cure de Meysse,par l'assemblée électorale du Coiron, le 7 novembre 1790, sur l'initiative de Delichères 3. L'évêque de Viviers se prêta de bonne grâce à cette première application de la Constitution civile. Les curés électeurs y prirent part, au même titre que les autres délégués,et le discours «très pieux et très civique » # du vicaire général de Besses apparut comme une adhésion conditionnelle à la loi. On signale même, dans quelques paroisses, des prestations anticipées de serment ÿ.

La première manifestestation hostile, la première attaque directe vint du nouvel archevêque de Vienne, Mgr. d'Aviau du Bois de Sanzay. 6 Par sa lettre pastorale du 22 août 1790, Til fait part à ses

1. cf) archives municipales de Tournon.Bourg-St-Andéol Joyeuse, Lamastre. Fonds Mazon. Chronologie 16, 17 et F 12, 16, 23.

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