Réimpression du Moniteur T 5 p
3. Manuscrit de Delichères p, 76. € Le décret sur l’organisation du clergé n’avait pas encore paru, mais on se le procura et l'assemblée s’empressa de l'exése ». cf) aussi arch. Ard. Assemblée électorale du district du Coiron 1790, L 631.
4. Le procès-verbal porte que l'élection fut précédée de l'assistance en corps à la messe. du chant du Veni Créator et de la benédiction du St-Sacrement. Arch. Ard. L 631.
5. Béchetoille, curé de Roiffieu, prête, dès le mois de novembre 1790, un: serment qu’il rétractera en avril 1791. Arch. Ard. L. 543.
6 Charles François d'Aviau du Bois de Sanzay naquit, le 7 août 1736, au chàteau du Bois de Sanzay, paroisse de St Martin, entre Bressuire et Thouars. Il fit de brillantes études aux collèges de la Flêche et de Poitiers. Ordonné prêtre à Angers, le 20 septembre 1760, il fut vicaire général de Poitiers, et en 1789, il fut désigaé par Mgr Lefranc de Pompignan, ministre de la feuille, pour lui suecéder sur le siège de Vienne dont il venait de se démettre. Préronisé, le 14 décembre 1789, sacré à Paris. le 3 Janvier 1790, il fit son entrée à Vienne le premier mars. Obligé de quitterVienne, à la fin de 1790, ilrentre en France en 1797 Après la suppression du siège de Vienne, Mgr d’Aviau est ncmmé archevêque de Bordeaux en 1802, il meurt le 11 juillet 1826.
7. Cf) bibliothèque de Grenoble. Lettre pastorale Mgr l'archevêque de Vienne in-8. 29 pages.
LA CONSTiTUTION CIVILE DU CLERGÉ DENT
nouveaux diocésains de ses inquiétudes et de ses appréhensions au sujet de la Constitution civile.
La lecture de ce mandement dans les églises du haut Vivarais qui relevaient du diocèse de Vienne, si elle ne trouble guère la masse des fidèles, provoque cependant un certain malaise dans le clergé et même parmi les laïques les plus cultivés. Le directoire du district d'Anuonay croit y remédier, en condamnant nettement l'attitude de Mgr d'Aviau et en faisant afficher sa délibération dans toutes les paroisses de son ressort. ! Le district de Tournon prend une mesure analogue? Le directoire du département, au contraire, pour ne pas susciter sans profit d'âpres et irritantes discussions, évite de souligner le conflit et garde un silence prudent. L'Assemblée nationale, elle-même, croit plusopportun de temporiser. Malgrél’intervention de Boissy d'Anglas, qui déclare qu'il est temps « d'arrêter le zèle fanatique de quelques prêtres, » * elle se borne à renvoyer le mandement incriminé au Comité des rapports.
L'incident semblait clos, et on ne parlait plus guère de la Constitution civile dans le haut Vivarais, quand un acte, plus vigoureux encore, vint soulever de nouvelles polémiques. Le 11 novembre, Mgr d'A viau publie un avertissement à son clergé,‘ dans lequel il condamne l'organisation religieuse élaborée par l’Assemblée nationale comme une œuvre impie, hérélique et blasphématoire. Il proteste énergiquement contre la prétendue supression du siège de Vienne, contre le démembrement de son archevêché et l'attribution de parties diverses à des diocèses limitrophes. Il déclare nul et même schismatique toutacle de juridiction, soit ordinaire, soit déléguée, accompli dans son diocèse en vertu des dispositions légales. C'était une vraie déclaration de guerre, une charge fougueuse contre l'omnipotence de l’Assemblée, un mépris évident de ses décrets et une provocation ouverte à la désobéissance.
Le district d'Annonav, * dès le 25 novembre, dénonce l'avertissement de Mgr d’Aviau comme un brandon de guerre civile. Il fait défense à l'archevêque de Vienne « de répandre à l'avenir de pa-