Réimpression du Moniteur T,5 p
4. Arch. Isère L 54 avertissement de M. l'archevêque de Vienne au clergé... et aux fidèles de son diocèse ». impr. 20 p. in-8. Lyonnet dans la vie de Mgr d'Aviau, Lyon, ? vol. in-8. 1847, le cite presque in extenso T. 1 p. 339-552.
5. Arch. nat. Dxxix 1 et arch. Ard. L978. Délibération du directoire du district d'Annonay, 25 novembre 1790.
reils écrits » et recommande aux municipalités de s'opposer avec la dernière vigilance à la lecture au prône et à la divulgation dans le public de cette lettre incendiaire. I les engage à saisir tous les exemplaires qu'elles pourront découvrir, Ctantdu mandement déjà blâmé que de linstruction qui l’asuivi.» Et, en terminant ses fonctions, il déclare qu’ «il a vu avec chagrin que la paix dontavait joui le distriel confié à ses soins courait le risque d'être troublé par la publication d’un écrit séditieux » !, Le premier acte du district du Mézenc fut de renouveler, ? le 8 décembre, cette condamnation, et, le 15, le directoire du département, renonçant à sa tactique de temporisation, intervient à son tour. Il s'applique longuement à dresser une réfutation en règle de cet« ouvrage dangereux, non par les moyens etles raisonnements qu'il renferme, mais par les terreurs que son auteur cherche à jeter dans les consciences timo- FÉCS AE
En même temps, les autorités deviennent plus soupconneuses. La surveillance se fait plus stricte et plus tracassière. Sous prétexte d'éviler des agissements dangereux et des excès de zèle, le département, les districts et les municipalités prennent des arrêtés pour limiter l'indépendance et la liberté de parole du clergé. Is prétendent interdire toule prédication d'avent et de carême à des prêtres étrangers ou inconnus, ou qui ne donneraient pas des garanties sérieuses de patriolisme ‘. Ils s'efforcent de faire l'apologie de cette Constilulion civile, si injustement attaquée par les fanatiques, et, s'ils proscrivent la diffusion des libelles hostiles, ils recommandent chaleureusement à leurs administrés les ouvrages favorables à la loi.
Il est difficile de préciser l'influence de ces premières polémiques sur le clergé et les fidèles. Les laïques, semble-t-il, s'intéressent médiocrement à ces querelles, qu'ils ne comprennent pas ou ne jugent pas de leur compétence. Quant aux curés et vicaires, tous, dans le haut Vivarais, durent lire le mandement et l'avertissement de leur évêque et il est à croire que, plus d'une fois, les presbvtères retentirent de leurs débats passionnés. La plupart, cependant, ne paraissent pas avoir attaché une importance primordiale à ces dis-
l. Arch. Ard. L 988. Lettre d1 prosureursyndie du 23 novembre au président de l’Assemblée nationale.