Examen de la Constitution p
et s’est mise € en contradiction avee elle-même ! », lorsqu'elle a entendu y soumettre le clergé. « La religion et la patrie sollicitent également la proscription de ces formulaires de serment, inventés par le despotisine le plus odieux, celui qui veut arrêter la pensée” ». Il ne perd jamais une occasion d'affirmer que chacun est libre de « s'adresser à un prêtre ou à un autre, à un assermenté ou à uu insermenté, à un évêque ancien ou à un évêque nouveau 3»,
Déjà, dans sa réponse du 12 juin 1791 # à Mgr. d'Aviau,qui lui a envoyé le bref de condamnation du Souverain Pantile, tout en revendiquant le droit de suivre la lignede conduite que ses réflexions lui font juger la meilleure, ii déclare nettement que, s'il ne refuse les secours spirituels à personne ?, il laisse toute latitude à ses prêtres de demander pouvoirs et conseils à l'évêque de leur choix. « Dans tous les cas,je serai enchanté qu'ils recourent à vous,sachant qu'ils ne peuvent s'adresser à un prélat plus vertueux et plus respectable ».
Malheureusement, si Savine cherche à adoucir le sort des réfractaires 6, s’il met son point d'honneur et un brin de coquetlerie à faciliter leur tâche, il ne sait garder aucune mesure. Tête légère et folle, esprit subtilet vaniteux, il se laisse griser par les flatteries de son entourage, se croit appelé à tout réformer et finit par tomber dans les pires excentricités. Il refuse à l'Eglise tout pouvoir législatif. Il déclare qu’ « aucune fêtene peut être l'objet d'un précepte », pas même le dimanche, et « la loi civile doit interdire à tout ecclésiastique, quel qu'il soit, de prescrire cette observation comme une loi de conscience ? ». La conséquence d’une pareille doctrine est la supptession de l'Avent et du Carême, du jeûne et de l’abstinence et de toute fête d'obligation qui ne peut que favoriser l’oisiveté, la licence des mœurs et la débauche ÿ. Par suite, il n'hésite pas à légi-