Discours de l'évêque de Viviers, 24 juin 1792, p
4. Discours prononcé le 15avril 1792 par M. l'évêque de Viviers... à Bourg- St-Andéol impr. 1792, in-8 12 p. 5 et 8.
5. cf) Lettres apologétiques du clergé catholique du diocèse de Viviers à M. Charles Lafond de Savine....s.l. n.d. ïin-8. Fonds Vivarois p. 13 note. « Chaussy, curé de Bourg St-Andéol, avait été éloigné, par des ordres supérieurs, de sa paroisse et du diocèse de Viviers pendant 25 ans.,... pour faire cesser l'éclat d'une procédure scandaleuse, poursuivie avec chaleur par une famille respectable du pays, désespérée da déshonneur qu'un pasteur indigne avait porté dans son sein..... La Révolution le ramena triomphant au milieu de ses paroissiens. Mais revint-il plus chaste sous ses cheveux blancs ? Tout le monde n'en convient pas. Plus religieux ? [l n'en a pas donné des preuves ».
« Perbost, avant la Révolution, voulant prouver qu'il avait lu Jean-Jacques, disait, comme cet impie, qu'il n'avait pas une foi bien robuste. Nous pourrions ajouter : ni une réputation de mœurs bien établie... »
300 LA RÉVOLUTION DANS L'ARDÈCHE 1788-179n
faire prendre en pitié, même parses admirateurs. Ses prêtres et ses: diocésains conserveront néanmoins pour lui ane affection attristée: qui lui restera fidèle dans le malheur «.... Obligés d'obéir à la voix de l'Eglise, écrit l’auteur des lettres apologétiques, le plus grand sacrifice que nous eûmes à faire fut de nous séparer d’un pasteur que nous étions forcés d’aimer,et les plusgrandes difficultés que nous. eûmes à vaincre furent de nous persuader qu'il avait tort.....»£t un peu plus loin : &« En déplorant les écarts de votre esprit, on louait la droiture et la bonté de votre cœur... 1».
Ses collaborateurs étaient loin de le valoir et n’inspiraient confiance ni au clergé ni aux fidèles. En sxpprimant les vicaires généraux, la Cunstitution civile prévoyait un conseil épiscopal de douze membres. Si l'évêque n'avait pas le droit de les révoquer, i} devait les désigner ; mais l'esprit fantasque de Savine ne s’accommodait pas d’une solution aussi simple. Pour rentrer dans l'esprit de la loi, il voulut, s’il faut en croire un récit presque contemporain, les devoir à l'élection de sa ville épiscopale. Le vote eut liew à l'évêché et 8 à 9 furent élus ?, après un scrutin grotesque.
« Hommes et femmes, garçons et filles, depuis l’âge de 12 ans etau-dessus, personne ne fut exclu du droit de voter. Le corps des électeurs étant ainsi composé, un tronc fut placé à la porte du palais épiscopal pour recevoir les bulletins des votants. Quelques femmes de la cuisine épiscopale étaient dans la cour de l'évêché
- et distribuaient, à pleines mains, aux électeurs et électrices, les pièces de 12 sols et les bonbons, ayant déjà la veille parcouru les maisons, pour les inviter à ne pas manquer de se rendre et leur ayant distribué de pleines corbeïlles de saucissons, de merluches, jambons.… etc. etc... pour faire gala le lendemain. Aussi toute la troupe paraissait-elle fort contente et disait hautement avec M. l’évêque que les beaux jours de la religion étaient revenus. Le prélat faisait les fonctions de président, allait et venait de rang en rang, disant le petit mot pour rire et ajoutant que la place était d’un assez bon produit pour que l'on fit payer son suffrage. Toute la. journée se passa fort gaiement... » … € Voilà sans doute des formes. d'élection très évangéliques * ! ».