‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 225 sur 396 · Arck. nat. Dxr 6, rapport des commissaires · texte numérisé non relu

Arck. nat. Dxr 6, rapport des commissaires

2. Arch. nat. F7 3652 1. Procès-verbal de la municipalité de St Marcel du: 11 Avril 1792. ef. aussi rapport des commissaires, arch.nat. DXL 6.

3. Ripporté par S. Brugal (Boissin) dans «la Jacquerie dans le Vivarais »: Nantes 1883 in-8.30 p.,p. 23.- D'après Brugal, les « Jacques » auraient forcé Mme- Duisargues de Vernon à mettre elle-même le feu à ses parchemins.

4. Arch. Ard. L124. Procès verbal du directoire du 16 mai, qui signale la lettre de Vézian du 14 mai et procès-verbal du 25 mai qui constate que des coups . de fusil ont été tirés sur la maison du juge de paix, Bernardy, et sur le corps de-: garde.

5. Cf) Lettres de Grollier à M. du Besset, datées de Lyon du 12 et 28 avril 1792, publié:s par Tartary dans la Revue du Vivarais du 15 janvier 1905 p. 50-51.

6. Arch. Ard. L 518. Lettre de la municipalité de Vernoux au département du 1e1 avril 1792 .

7. CF) Brugal (Boissin) « La Jacquerie dans le Vivarais » p. 22. Le chàteau du marquis de Satillieu aurait été sauvé par un paysan, ennemi du marquis. qui enivra les « Jacques » et leur persuada de renvoyer l'incendie du château. à un autre jour.

‘qui ont la réputation d'être patriotes sont épargnés et leurs propriétés aussi. ! » La liste des victimes est éloquente. On n’y trouve guère -que des noms suspects d’hostilité au nouveau regime. ? Les anciens députés de la noblesse aux Etats-Généraux semblent particulièreiment visés. Mais c'est surlout contre le comte d’Antraigues que s’a- -charnent la rage et la fureur destructrice des € Jacques ». Ses quatre châteaux de Laulagnier, Bruget, Castrevieille et la Bastide furent pillés, incendiés ou abattus.

Les partisans desréfractaires sont volontiers assimilés aux aristocrates et aux contre-révolutionnaires. Si on ne mentionne pas de violences contre les prêtres non-conformistes eux-mêmes, les bandits tentent de fermer l'église de St André de Cruzières, expulsent les religieuses d'Antraigues et renversentle mur declôture des Ursulines de Bourg-St-Andéol. Leur expédition cortre le château de Montseveny est un acte de représailles contre l'hospitalité suspecte qu'offre le propriétaire à un prêtre insermenté.

Beaucoup d'agglomérations laissent élever des poteaux à cro- -chets, avec cette inscription menaçante : « Soyez constitutionnels ou gare à la lanterne ! » À Jaujac, on oblige les ciloyens «qui ne vont pas à la messe du curé constitutionnel » à venir, sous la potence, « rendre hommage à la nation » et on les contraint à baiser les crochets, sous peine d’être pendus. * À Bourg-St-Andéol, la potence n'est abaîtue qu'à l'arrivée des commissaires. # À St Alban sous Sampzon, il faut l’arracher à trois reprises. ÿ A Vallon, la garde nationale n'hésiterait pas à massacrer le téméraire qui oserait y porter la main ; la municipalité doit parlementer quatre jours avec elle, avant de pouvoir la faire disparaître. 5

Cette hostilité contreles aristocrates et les non-conformistes,ces incursions contre leurs propriétés ne pouvaient manquer d’exciter

Page 1