Fonds Mazon. Chr. 13. Lettre du 11 avril
2. Cf) les de Bernis, Lachadenède, Barruel, Folacher, Genton, Digoine, Drivet, de Blou, de Montseveny, Bernardy, Vézian, Malmazet,.
3. Arch. Ard. L 318. Lettre de Bruyèreet Gleizal au directoire du 29 mars.
4. Arch. nat. Dxe 6. Rapport des commissaires envoyés à Bourg St-Andéol.
5. Arch. Ard. L 861. Procès-verbal du directoire du Tanargue du 22 avril
6. Fonds Mazon Chr. 13 Lettre de la municipalité de Vallon au procureur général syndic du 30 avril. On trouvera encore des poteaux à crochets en juillet et août au Cheylard et la municipalité, malgré les ordres du directoire, n'osera pas les fair: disparaître. Ce sont les femmes qui s’en chargeront. Cf) Arch. Ard. £L 108, procès-verbal du conseil général du département du 30 juillet et du 4 août 1792:
la cupidité et les convoitises des gens peu scrupuleux. Aussi, à côté de patriotes intransigeants et de paysans exaltés, qui voient dans la descente des tours le symbole de l'égalité et de la fin du régime féodal, et, dans le renversement des clôtures, une reprise légitime par la collectivité de biens usurpés, se pressent, de plus en plus nombreux, les bandits de profession qui entraînent à leur suite une foule moutonnière, désireuse, avant tout, de profiter du pillage. Très vite, ces derniers éléments accaparent le mouvement. Dès lors, le choix des victimes importe peu. Il suffit que les espérances de profit soient abondantes. C’est ainsi qu'à Thueyts les biens du comte de Blou sont saccagés par des gens qui n'ont jamais élé ses censitaires. € Il est constant, écrivent les commissaires le 1* avril, que les premiers coups sont portés par de vrais brigands qui commencent par sonner le tocsin et qu'il se joint à eux des gens aisés dont on craint de nous donner les noms. ! » L'exemple est contagieux. A Meyras, la foule se reproche de perdre du temps à écouter les admonestations de Gleizal et Bruyère. Elle risque d'arriver trop tard et de se trouver frustrée de sa part de butin.? À Antraigues, la population, partie pour prêter main forte à la garde nationale, ne dédaigne pas de recueillir et de s’appreprier les débris négligés par les « Jacques, » après le sac de La Bastide. Parfois, ce sont les villages. entiers de Roux, Mazan, Meyras, Thueyts qui prennent part à ces expéditions fructueuses. *
C'est encore à l'instigation des brigands que les paysans, plutôt que de saccager sans profit, en viennent, comme en 1789, à proposer ua arrangement aux malheureuses victimes. «C'est ce qu'ils appellent traiter à l'amiable ». A Thueyts, on exige 2.400 livres d'un particulier, sous prétexte d’un escalier qui s'avance sur la rue, 6.000 d'un autre qui a été 30 ans fermier d'un ci-devant seigneur. On fait dire à de Blou de revenir sans crainte : on a désigné deux des principaux habitants de la localité nour débattre avec lui le prix de sa rançon #. Les pillages sont prévus et annoncés à l'avance.
. Combes, de Rochessauve et Bernardy sont prévenus, la veille où l'avant-veille, de l'arrivée des émeutiers. Viguier, dès le 28 mars, dé-
1. Arch. Ard. L 318. Lettre de Bruyère et Gleizal du er avril.