‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 264 sur 396 · Arch. Ard. L 740 et L · texte numérisé non relu

Arch. Ard. L 740 et L

3. Ibidem L 546 et L 548 ; ef) aussi L 126. Séance du 6 avril 1793, plaintes des procureurs syndics du Mézenc et du Tanargue.

4. Embry, nommé le 4 janvier 1793 pour une mission de contrôle dans le Fanargue, requiert le directoire de nommer deux commissaires par canton pour

prendre extraits des serments. Arch. Ard. L 545. 5. Fonds Mazon chr. 19, cf) aussi Arch. Ard. L 545, 862 et 969.

part restent dans leurs paroisses, se retirent dans leurs familles ou se réfugient dansles villes. Un certain nombre gagnent la montagne.

Les confins de la Lozère, de l'Ardèche et de la Haute-Loire ne tardent pas à regorger de prêtres non-conformistes. Dès le 18 septembre 1792, la municipalité de St-Pierre-Salelles dans la Haute- Loire dénonce l'incivisme de [a municipalité d'Issarlès qui nonseulement maintienten fonctions son curé et ses vicaires réfractaires, mais, depuis quelques jours, donne asile à une dizaine de prêtres fanatiques !, Le 5 novembre, c'est le procureur général syndic de la Haute-Loire? qui appelle l'aitention du département de l'Ardèche sur les rassemblements de prêtres séditieux à Issarlès et dansles environs. Durant tout l'hiver da 1792-1793, il ne se passe presque pas de jour sans que les districts et le département ne soient prévenus que de nombreux curés insoumis fanatisent les paroisses du Béage, de Ste Eulalie, du Cros de Géorand ou les régions de la Vocance et de Lalouvese *. « Presque tous, écrit Gleizal au mois de mai #, se sont transformés en mendiants et sont couverts de haillons pour émouvoir la sensibilité des gens crédules ». [ls sont reçus chez les paysans ou couchent dans les granges, les bergeries, les cabanes abandonnées. Ils profitent de la moindre accalmie pour reparaître au milieu de leurs paroissiens et leur apporter les secours de la religion.

L'autorité ne peut ignorer la présence de ces réfractaires avérés ni le lieu de-leurrésidence ; mais la difficulté est de les saisir. Malgré la prime de 100 livres ÿ accordée à tout dénonciateur, les prêtres n'ont presque jamais à redouterla trahison. Les municipalités des campagnes, surtout dans la montagne, sont ordinairement complices et même celles qui ont à leur tête d’ardents patriotes jugent plus politique de fermer les yeux, pour ne pas alarmer le paysan etéviter des incidents sanglants 6.

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