Réimpression du Moniteur T. 15 p
4. Arch. Ard. L126. Monteil avait été mis en liberté le 8 janvier, cf) L862. En février, il sera encore question de rapporter l'arrêté de libération ; cf) L328, lettre de Largentière adressée à Malleval le 8 février.
5. Arch. Ard L126. Le procès-verbal du 2 mars 1793 déclare qu « il sera pro- . visoirement élargi, sauf à être statué sur la validité de son serment. »
6. L'assemblée administrative du département avait chargé, le 20 décembre 1792, Darnaud de trouver à Privas une maison pour les ecclésiastiques insermentés sexagénaires ou infirmes. Le 1°" janvier 1793,elle décide de les LSpss au grand
Séminaire de Viviers. Arch. Ard, L109,
Jmois, ils annoncent inutilement le départ prochain d'un navire pour Cayenne : ils ne voient arriver aucun réfractaire. ! Gleizal, dans son rapport à la Convention, ? se vante d’avoir fait expédier à la Guyane plusieurs insermentés, mais il semble bien qu'après son départ -ces prêtres aient pu échapper à un sort aussi rigoureux. En tout cas, avant le mois de mai 1793, le département de l'Ardèche n’a appli- -qué, dans toute sa rigueur, la loi du 26 août qu'au seul curé de Joyeuse. Maisonneuve est victime de la haine implacable et de la vengeance féroce de Dussargues et Cousin qui, le 2 mars, décident le directoire à prendre un arrêté de déportation contre lui. En fai- -sant appel au ministre de l'intérieur, * il pourra retarder l'éxécution -de la sentence, il ne l’'empèchera pas. #
Les sexagénaires, pour qui la loi était plus clémente, profitent en assez grand nombre de la facilité de se rendre au grand séminaire de Viviers, pour y résider sous la surveillance de la municipklité -et y vivre avec les pensions qui leur sont maintenues. Lespinasse nous assure qu'une trentaine s’y réfugièrent au cours de l'hiver. Quant aux malades et infirmes, ils obtiennent presque tous de rester en surveillance chez eux, sous le contrôle du conseil général de la commune.
Mais, si la loi du 26 août 1792 ne modifie pas aussi profondément qu'on pouriait le croire la situation religieuse du département, si, grâce à la résistance passive des prêtres et des fidèles et à a complicité tacite de la majorité des patriotes, la plupart des curés, même non-conformistes, parviennent à se maintenir dans leurs paroisses, toutes ces tracasseries, ces poursuites, ces perquisitions, ces menaces alarment et irritent la grande masse de la population rurale.
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Gleizal, toutefois, exagère lorsqu'il affirme que le fanatisme est Ja seule cause des maux et des secousses qu'éprouvent, par inter-