‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 295 sur 396 · Arch. Arë.L 127.Procès-verbal du directoire du 23 juin · texte numérisé non relu

Arch. Arë.L 127.Procès-verbal du directoire du 23 juin

4. Le 28 juin, Chabal écrit à Boissy d'Anglas pour demander « que la Convention se hâte d'envoyer la Constitution. Elle peut seule ramener la paix. » Arch. nat. F 7 4606.

5. Procès-verbal de l'assemblée de 42 sociétés populaires tenue à Valence. Valence, impr. Aurel 15 p.in-4. 26 juin 1.793 F. V.

6. Arch. Ard. L 112. Le procès-verbal manuscrit porte 335 signatures, maisil est probable que tous n’ont pas signé. Lespinasse parle de plus de 400 assistants.

7. Mémoire de Thoulouze au Comité de sûreté générale. s. d. 6 p. Arch. mat. Di 1 36.

8. Arch. Ard. L267. Procès-verbaux d'élection des délégués à l'assemblée de Privas.

dispersé, sans chef ni plan,'et la plupart ne savent ni ce qu'ils veulent, ni ce qu'ils peuvent faire. Les paysans sont craintifs, timorés, et ces grandes questions politiques leur apparaissent bien lointaines et bien secondaires. D'autres, surtout parmi les patriotes du Coiron, sont inquiets du zèle intempestif que manifestent pour l'honneur de la représentation quelques aristocrates notoires qui soufflent la discorde, attisentles haines et cherchent à accaparer le mouvement de protestalion. Patriotes avant tout, il commencent à redouter, en cas de succès, les exigences de leurs nouveaux alliés. Aussi leur ardeur combattive s'atténue-t-elle rapidement. !

À peine la séance est-elle ouverte que Bruyère, procureur syndic du Mézenc, et Champanhet, administrateur, réclament la nomination d’un bureau pour donner à la réunion le caractère d'une assemblée populaire délibérante. Le directoire dénonce cetle manœuvre insidieuse, comme un empiètement sur ses droitsetune atteinte à son aulorité. La majorité est hésitante. Pour s'accorder le temps de la réflexion, elle renvoie la solution de cette difficulté après la vérification des pouvoirs, mais, malgré l'opposition de Chabal et de Dumonts, elle décide que les délégués de chaque district apprécieront eux-mêmes la validité des élections de leur ressort. ?

À la séance de l'après-midi, qui se prolonge jusqu'au lendemain malin, ? l'assemblée passe outre aux éloquentes protestations de Bruyère et de Povrret. Elle écarte la motion de se constituer en assemblée populaire et reconnait au président de l'administration le droit de diriger les débats. « Ce premier échec ne décourage pas les. fédéralistes ; ils demandent l'établissement d’un comité central à l'exemple de Rhône-et-Loire, du Gard et des Bouches-du-Rhône. Cette proposition est encore combattue et rejetée avec horreur. » {

La discussion du rapport du comité, le 1% juillet, soulève des incidents d’une violence inouïe.Si les membres du directoire soutiennent des conclusions qu'ils ont inspirées, Pourret, Bruyère, Dubois et Téoulle, de Chomérac, les attaquent * avec véhémence et

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