‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 298 sur 396 · Arrêté du 1°" juillet. Arch. Ard. L · texte numérisé non relu

Arrêté du 1°" juillet. Arch. Ard. L

3. Lettre écrite au citoyen Dumonts... par le citoyen Boissy député... à la, Convention Nationale. Annonay, impr. Agard, 20 p. B. A. Cf) dénonciation de Chabot contre la députation de l'Ardèche, à la séance du 12 juillet. Réimpr. du, Moniteur T. 17 p. 109.

juin. Pourret, qui a été l’un des principaux meneurs de l'opposition à Privas, est nommé, à son relour à Annonay, président des sections en permanence !. Mais, elles non plus n'agissent guère. Il fut bien question un instant d'expédier des renforts aux insurgés de Rhône-et-Loire, mais, à la réflexion, on comprit vite le danger qu'il y aurait à exposer la petite ville d'Annonay aux représailles des Jacobins. Au lieu de secours, 150 Annonéens jugèrent plus habile de se joindre à l’armée assiégeante,dans l'espoir de délivrer et desauver leurs parents et amis qui avaient lié leur sort à la fortune de Lyon ?.

À Tournon, les Montagnards pourront bien soupconner Bruyère et Debesses d’avoir eu des entrevues suspectes avec des députés Marseillais et Girondins et leur reprocher d'avoir contrecarré en sous-main l'action de Carteaux, qui organise la résistance contre l'insurrection, il leur sera impossible de le$ inculper d'aucun acte caractérisé de fédéralisme %. La même réserve, d'ailleurs, voile les sympathies girondines des autres villes comme Privas, Aubenas, Vallon et les Vans.

Les Jacobins, au contraire, sentant le succès de la Convention assuré, vont résolument de l'avant. Le directoire, pour se faire pardonner ses hésitations passées et les adresses équivoques auxquelles il a collaboré, favorise de son mieux l’activité de Carteaux et lêve un millier d'hommes pour renforcer l’armée qui marche sur Lyon #. D'accord avec l'Isère et la Drôme, il envoie des commissaires conciliateurs auprès des troupes du Gard et des Bouchesdu-Rhône, pour les ramener au devoir et éviter l’effusion de sang. Dès le 13 juillet, les Marseillais évacuaient Orange et se repliaient sur Avignon. Le 14, les bataillons du Gard abandonnent Ja citadelle de Pont-Saint-Esprit et, le 15, Avignon est libéré 5.

Les menaces de guerre civile s'apaisent et le triomphe de la Montagne s'affirme. Pour achever la déroute des modérés et faire

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