Chabal. A ses concitoyens p. 1 et
tion légale de nouveaux représentants terminera l'agitation actuelle !.
Le procès était gagné. Malgré leurs sympathies pour les modérés, les députés des campagnes refusent de s'engager dans la voie de la guerre et de l'insurrection pour une question politique, secondaire à leurs yeux, et l'assemblée, fatiguée de ces longues discussions, devant l'impossibilité pratique de prenûäre toute autre mesure, se résigne à accepter le projet du comité. Elle signe un arrêté qui témoigne encore de « l'indignation du peuple au sujet de l'attentat commis... sur la personne de ses représentants ». Elle ré-. clame l'examen immédiat de l’acte constitutionnel par les assemblées primaires, ainsi que le jugement rapide des députés en état d’arrestation, mais elle spécifie que le tribunal qui aura à apprécier leur conduite devra siéger à 60 lieues au moins de la capitale. Si elle a vu avec satisfaction la Convention «retirer des mains de ses cominissaires. des pouvoirs dictatoriaux dont ils n’eussent jamais dû être investis, elle ne peut s'empêcher de lui témoigner sa surprise que de semblables pouvoirs soient encore déléguésà certains de ses membres ». Enfin, elle &« demande avec instance le rapport de la loi relative à la fixation du maximum du prix des grains ? ».
La victoire de l'administration était complète. Le. département de l'Ardèche, tout en protestant contre les journées du 31 mai et du 2 juin, restait fidèle à la légalité et reconnaissait la Convention. comme le centre uaique de ralliement de tous les Français.
Les diverses fractions du parti patriote ne se réunissent pour- {ant pas. La scission subsiste. Les modérés persistent à bouder la Convention épurée, mais leur élan est brisé. Ils restent dans une. expectative hostile et se bornent à répandre à profusion la réponsé de Boissy d'Anglas * au discours opportuniste de Dumonts du 20:
1. Arch. Ard. L112. Procès-verbal du 1‘ juillet, « L'assemblée considérant... que les mesures qui auraient pu être prises à l'époque de cette arrestation sont différentes de celles qui sont recommandées aujourd'hui par l'intérêt du, peuple... ».