‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 308 sur 396 · Dubois « À ses concitoyens » p. 7 et · texte numérisé non relu

Dubois « À ses concitoyens » p. 7 et

2. Délibération du conseil général de Privas, du 10 prairial, sur les dénonciations de l'aubergiste Daux. Fonds Mazon. Chr.19. Dubois. A ses concitoyens p. 9.

3. Lettre de Guyardin au Comité de Salut public, 21 prairial. Arch. nat. À Fn 195.

4. Lettre du frère de Chabal, de St Pierreville, le 22 prairial, sans adresse de destinataire, mais probablement envoyée à Payan, agent national de la commune de Paris. « Mon frère doit retarder son voyage de Paris ». Fonds Mazon Chr. 20.

5. Arrêté du comité de surveillance de Bourg-sur-Rhône du 23 floréal et adhésion de Joyeuse à cette dénonciation, le 30 floréal. Fonds Mazon. Chr. 20.

rendu à la liberté de nombreux suspects. ! À maintes reprises, ils dénoncent avec aigreur ses tendances modérantistes. En floréal, les «€ maralistes » de Bourg-sur-Rhône se plaignent amèrement de ce que € l'aristocratie a surpris la religion de Guyardin ». ?

Le commandant du 4°" bataillon de volontaires, Suchet, l'accuse de s'être « laissé circonvenir par les riches et les modérés » et de donner le spectacle scandaleux d'un délégué de la Convention qui réserve toutes ses faveurs aux fédéralistes, pendant qu'il poursuit avec la dernière rigueur les républicains les plus zélés. Villeneuve-de-Berg, le 1° prairial, le rend responsable du « système de persécution » qui «s'est organisé, dans le département de l’'Ardè-

che, contre les Jacobins... . Des communes fanatiques, des aristocrates que la terreur seule a rendu patriotes...... des sociétés populaires elles-mêmes... oppriment les meilleurs Jacobins... et

brèlent de verser le sang des patriotes»

Après la destitution des administrateurs, tous les clubs d’inspiration montagnarde { prennent parti pour eux et pressent la Convention de leur rendre justice. Même les départements voisins interviennent en leur faveur. Le 4 messidor, Moureau, de la société populaire d'Avignon, parlant de l'Ardèche, déclare à Payan, agent national de la commune de Paris, qu’ Gil n’est que trop vrai que les fédéralistes contre-révolutionnaires ytriomphent etque les montagnards y sont persécutés..….. » € Il serait à saubaiïler, ajoute-t-il, que le représentant égaré qui y a fait tant de mal eût été rappelé, comme on me l'annonce. » ÿ Le même jour, la société populaire de Valence réclame, elle ausi, pour ce département un représentant plus énergique. ® Couthon, enfin, à l'instigation de Dumonts, n'est pas tendre pour cette « section de la république appelée le département de l’Ardèche » et, à la séance du 5 messidor, il déclarera que

1. Protestation de Bourg sur Rhône, le 24 ventôse, contre la libération d'Ymonier. Arch. Ard. L1085. Nombreuses mises en liberté prescrites par Guyardin, les 12, 22, 27, 28, 29 germinal. Fonds Mazon. Chr. 19 et papiers du comité de Bourg-sur-Rhône. Arch Ard. L1084 à L1087.

2. Lettre du 19 floréal au Comité de Sûreté générale. Ibidem L1085.

3. Lettre de Suchet du 3 prairial à l’agent national du Tanargue et adresse à la Convention de la société maratiste de Villeneuve-de-Berg.Fonds Mazon.Chr.19.

4. Lettre de Chabal frère, du 21 prairial, annonçant des délibérations favorables de Lamastre et St Pierreville. Fonds Mazon. Chr. 20.

5. Fonds Mazon. Chr. 20. Le Y messidor, Moureau écrit encore que « les choses vont assez mal dans l’Ardèche. » Ibidem.

6. Rapport fait au comité de correspondance de la société populaire de Valence le 4 messidor, cité dans le rapport de Tournon, du 30 pluviôse an III. p.

le tribural criminel de ce département ne comprend qu'un seul patriote : l’accusateur public, Marcou. !

Toutes ces manifestations, jointes aux sollicitations des inculpéset de leurs protecteurs, n’ont pas de peine à contrebalancer auprès du Comité de Salut public les accusations assez vagues de Guyardin. Aussi, dès le 2 messidor, le Comité renvoyait-il à leurs fonctions Malleval, Lespinasse, Chabal, Durepaire, Marcou et Teyssonnier. Par le même arrêté, 1l rappelait Guyardin et chargeait Maignet d'aller épurer le département de l'Ardèche et de « fixer l'indemnité due aux patriotes qui ont été forcés de quitter leurs foyers. » 2 Le 18 messidor, il cassait le verdict de Reynaud et déclarait « notoires » le civisme et la probité de Cousin, Pavin, Meynier, Blachère et Thoulouze. * Quelques jours plus tard,le 4 thermidor, Dumonts était nommé agent national du Tanargue.# Enfin, le 8 fructidor, Méaulle annulait teus les mandats d'arrêt lancés contre eux. Ÿ

Guyardin a beau maintenir ses accusations et offrir de fournir les preuves «qu'ils sont faux patriotes et intrigants, » ses affirmations, comme celles de Reynaud, ne sauraient troubler le triomphe des Jacobins. « L'’innocence, écrit la Société populaire de Villeneuve-de-Berg, s’est fait jour à travers les traits de la plus affreuse calomnie. 7 »

Les administrateurs, toutefois, ne mettent aucun empressement à rejoindre leur poste. Ils parcourent les sociétés populaires pour publier leur victoire et susciter de chaleureuses adresses de félicitations à la Convention et au Comité de Salut public‘. Durepaire ?, Cousin et Dussargues!° se rendent, en toute hâte, à Marseille auprès. de Maignet pour conjurer toute intrigue de leurs adversaires. Ils lui

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