Lettre äu Comité de Salut public. Arch. nat. À F
2. Le 3 floréal, le directoire renvoie la demande de Privas à son bureau de l'émigration. Arch. Ard. L 130. Le 7 floréal, il consulte Guyardin. Arch. Ard. L 211. La lettre de Guyardin du 17 floréal est citée dans le procès-verbal du directoire du 21 floréal. L130. Le 22 floréal, le département écrit à ce sujet au Comité de Salut public. Arch. nat. F 7 3.340. Le 24 floréal, il prévient Gleizal. Arch. Ard. L211.
3. Procès-verbal du directoire du 25 floréal. Arch. Ard. L 130.
par Lespinasse qui n'était pas du complot, avait été encore déjouée par l'intervention rapide de Dubois !.
En prairial, une véritable conspiration assez compliquée, s’il faut en croire le maire de Privas, se serait ourdie entre ledirectoire, l'accusateur public, l'ancien secrétaire général du département et le chef du 4° bataillon de l’Ardèche,pour imposer cette translation, à la suite d'une émeute habilement provoquée. Les autorités de Privas, prévenues de & propos qui faisaient dresser les cheveux », tenus au cours d’un souper, le 8 prairial, par les conjurés, s’empressent de dénoncer à Guyardin le coup de force qui se prépare ?.
Cette fois, le représentant n'hésite plus. Il lance un mandat d'arrêt contre Lespinasse, Durepaire, Chabal, Marcou et Teyssonnier, comme organisateurs de complot tendant à jeter la division dans le pays et à provoquer une güerre civile *. Les inculpés se hâtent de disparaître et, suivant la tradition jacobine, vont rejoindre à Paris Dumonts, Malleval, Cousin, Thoulouze et Blachère, et solliciter la protection de Gleizal, de Couthon et du Comité de Salut public. Seul Chabal reste dans le pays, pour faire agir ses amiset organiser la résistance dans jies sociétés populaires f. |
L'agitation est très vive parmi les patriotes du département et nul doute que, si le peuple se fût intéressé à ces querelles de parti, la polémique n'eût dégénéréen rixes et bagarres et peut-être en guerre civile; mais le paysan, aussi bien que l'artisan, ne prête à ces diverses accusations et répliques qu'une oreille fort distraite. Il laisse les frères ennemis s'entre-déchirer à loisir et se préoccupe uniquement de ses intérêts matériels.
Les Montagnards englobent dans la même réprobation Guyardin et tous les modérés qui ont su capter sa confiance. Les comités de surveillance de Bourg-sur-Rhône, Villeneuve-de-Berg, Joyeuse, qui ont voué une haine furibonde à la société populaire de Privas, 5 ne pardonnent pas au représentant d'avoir, malgré leur opposition,