Arch. Ard. L 127. Arrêté du 4 août
2. Arch. Ard. L 236. Lettre du 8 octobre du département au ministre del'intérieur. k
3. Le département affirme, cependant, dans une lettre à Gleizal,le 12 fructi-dor an IT, que la récolte ordinaire ne peut couvrir que le tiers des besoins,L 211.*
4. Lettre du frère de Gleizal à Gleizal, le 14 octobre 1793. Fonds Mazon, chr. 18.
pain bis à 2 sols ! 6 deniers. Largentière, le 14 octobre, se contente de le réduire à ? 6 sols. L'opération se traduit par une perte consi- : dérable pour les villes qui avaient formé des greniers d'abondance. À Annonay, elle dépasse 8.700 livres. 3 Malheureusement les provisions s'épuisent vite et il est impossible de les reconstituer.
La désertion des marchés est générale. A la foire du 21 décembre 1793, aux Vans, il n'y avait ni grains, ni châtaignes, ni cochons gras ‘. Tournon, Annonay, Privas, Aubenas, Joyeuse, Vernoux, Le Cheylard souffrent du même dénuement et assaillent le département de leurs doléances 5. Quelques cantons, comme St Péray et Vesseaux, dans l'espoir de détourner à leur profit la circulation des denrées, profitent dela loi du 14 août 1793 pour créer de nouveaux marchés dans leur sein. Le directoire les supprime, sans que la situation des anciens s'améliore 6, Ni les mesures de rigueur, ni les visites domiciliaires, ni les primes à la délation ne parviennent à briser la résistance passive du producteur. Rien ne peut le contraindre à ouvrir les cachettes où il! a serré ses grains et à reprendre les échanges suspendus 7. Les ordres formels des représentants se heurtent à la même inertie. Boisset, le 12 nivôse, autorise les Vans à se pourvoir de blé à St-Albanet aux environs. L’arrèté porte qu'on n'a qu'à se présenter et à payer. Mais, malgré l'escorte de dragons qui accompagne les commissaires, les acheteurs doivent rentrer les mains vides #.
Pour éviter les accaparements, dès le début de novembre, le directoire défend aux simples particuliers de s’approvisionner, pour plus d'un mois, même avec un bon deleur municipalité. Le 28 octobre, la société populaire d’Annonay limite à «une quarte par semaine » l'achat de blé autorisé pour une famille de cinq personnes ?.
1. Fonds Mazon F, 12. Délibération du conseil général des 18 août et 19 octobre 1793. Le 25 octobre, il est obligé de relever le prix du pain bis à 3 s. chez les boulangers et à 3 s. 6 d. dans les auberges.