‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 329 sur 396 · Arch. Aubenas, citées par Volane. Aubenas p · texte numérisé non relu

Arch. Aubenas, citées par Volane. Aubenas p

6. «Rapport fait au nom de la commission de Tournon,le 30 pluviose an III», sur les délations faites contre cette commune. impr. 117 p. Tournon p. 53. Cf) aussi Arch. Ard. L 111.

7. Arch. Ard. L 635. Lettre du comité de Viviers du 17 thermidor.

8. Arch Ard. EL 132. Procès-verbal du directoire du 10 fructidor II. Cf) aussi -L 550. Lettre de Flauguergues, agent national du Coiron, au département, du 9 fructidor.

9. Nombreuses pétitions de particuliers du Mézenc qui voudraient faire voiturer à leur résidence les grains qu'ils possèdent dans diverses communes. Arch.

Ard. L 743.

10. Arch. Ard. L 236,lettre du 8 octobre. L 2114.lettre du 27 nivôse.

Maignet, émus de ces récriminations, consentent au directoire une cession de grains sur les greniers militaires de St-Agrève et St-Didier pour secourir les misères les plus urgentes 1. Ce n'était qu'un palliatif bien passager.

En novembre, le directoire convoque à Privas une réunion générale des sociétés populaires du département, pour étudier ce grave problème des subsistances. Si les administrateurs ne se reconnaissent pas le droit, comme le leur suggère l'assemblée, de disposer de l'argent des caisses publiques, ils adhèrent, du moins, à la proposition de réaliser des emprunts et de solliciter des secours du gouvernement pour faire des achats dans les pays mieux pourvus ?.

Trois commissaires : Durepaire, Salles et Meynot partent, à la fin brumaire, pour la Côte d'Or et l'Ain. Le succès semble d’abord favoriser l’entreprise. Le 12 nivôse, le département reçoit une lettre encourageante de Durepaire et il se hâte d'établir des greniers de réception et de distribution à Serrières, Tournon, Lavoulte, Baix, Le Teil et Bourg-St-Andéol. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres. L'activité de Durepaire se heurte à la mauvaise volonté des corps administratifs de la Côte d'Or. Bien loin de faciliter sa mission, ils le renvoient avec dédain à se pourvoir sur les marchés, qui sont aussi peu approvisionnés que dans l'Ardèche. Durepaire se retourne alors du côté de la commission des subsistances créée par la Convention. Il se rend à Paris et, grâce à l'appui de Gleizal et Dumonts, il parvient à obtenir, le 17 nivôse, 30000 quintaux de blé à prendre sur le produit des réquisitions dans la Côte-d'Or. Le 2 pluviôse ?, on annonce que les grains sont prêts à St-Jean-de-Losne. Les commissaires Rochegude et Meynot partent avec 450000 livres * pour en prendre possession, pendant que les administrateurs en font la répartition entre les 3 districts.

Mais l'attente se prolonge et aucune barque ne descend le Rhône. Un mois et demi plus tard, le 30 ventôse, les commissaires sont de retour. Tous leurs efforts et toutes leurs sollicitations ont été inutiles. La Côte d'Or a refusé d’obtempérer à l'arrêté de la commission des subsistances. Au 'ieu de blé, Rochegude n'a pu

1. Procès-verbal du directoire. Arch. Ard. L 128 et Fonds Mazon chr. 18.

2. Arch. Ard. L 128, 27 brumaire. Le 10 février 1794, Aubenas a déjà réuni 40000 livres et 115000 le 10 mars pour acheter du blé. Volane p. 31.

3. Arch. Ard. L 129. Procès-verbaux, 12 et 28 nivôse, 6 et 13 pluviôse.

4. Procès-verbaux des 14 pluviôse L 129, 21 brumaire et {°r frimaire III. L 133.

acheter que quelques charges de légumes 1. L'Ardèche, le 1” et le: 12 germinal, dénonce avec indignation cet acte de désobéissance et d'insubordination au Comité de Salut public et le presse d'intervenir. Les besoins du pays sont extrêmes et ces 30.000 quintaux ne sont qu'un appoint très insuffisant contre la disette qui sévit cruellement ?.

A la suite de nouveaux ordres, le département avait déjà emmagasiné 22.000 quintaux de ce blé si impatiemment attendu, quand brusquement, le 3 thermidor, la commission des subsistances, prenant prétexte de la récolte de 1794 et des nouvelies sources de ravitaillement ouvertes au Vivarais, annule le reste de la réquisition”:

Le 16 germinal, en effet, elle avait autorisé l'Ardèche à prélever 25.000 quintaux et, quelques jours plus tard, 50.000 # sur les. premiers 300.000 quintaux qui arriveraient dans les ports de la Méditerranée. Le 18 messidor, une lettre d'Arles prévient les administrateurs que les grains sont à leur disposition . Mais, comme pour la Côte d'Or, des difficultés de toute nature surgissent et, en brumaire an II, le département attendra encore la première livraisont. Il fut plus heureux avec l'arrêté du 21 fructidor 7 qui l’autorisait à acheter 6.000 quintaux aux entrepôts de Cette. Malgré la mauvaise volonté des voituriers, qui refusent de transporter les grains au prix du maximum, et un déchargement malencontreux à Beaucaire, $ à la fin de frimaire, il peut disposer de la majeure partie de ces blés ?.

1. Cf) Lettres à la commission des subsistances les 2 et 11 ventôse. Arch Ard. L 211. Le département, au lieu de blé, reçoit 3870 livres de savon dont per sonne ne veut.Cf) procès-verbaux des 26 nivôse, 21 et 25 et 28 pluviôse et 1° germinal. Arch. Ard. L 129.

2. Ibidem. Cf) aussi L 211. Nombreuses lettres du département à Gleizal,en germinal et floréil,pour lui demander son appui.

3. Arch. Ard. L 195. Comptes-rendus du département, de messidor et thermidor.

4, Arch. Ard. L 211. Lettre de Gleizal au département,du 7 floréal, et lettre: du département à Guyardin, le 28 prairial. Cf} aussi L 195.

Page 1