‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 330 sur 396 · Arch. Ard. L 131. Procès-verbal du 21 messidor · texte numérisé non relu

Arch. Ard. L 131. Procès-verbal du 21 messidor

. 6. À Ia fin de thermidor, le département n'a aucune nouvelle des commissaires qu'il a envoyés à Arles. Arch. Ard. L 195. Le 29 thermidor, il expose au représentant Meaulle la détresse des 3 districts. Arch. Ard. L 211. Rapport des commissaires envoyés à Arles, cité dans le procès-verbal du directoire du 17 brumaire JII. Arch. Ard. L 133.

7. Transcription de l'arrêté, le 29 fructidor. Arch. Ard. L 132.

8. Lettre d’Astieret Vivien, commissaires du département, insérée dans le: procès-verbal du 1°" frimaire. Lettre de Lespinasse, du 7 frimaire, annonçant le déchargement de 3000 quintaux, pour éviter l’avarie des grains. Protestation du

département contre cette décision le 13 frimaire. Arch. Ard. L 133. 9. Une partie cependant avait été saisie par Avignonet Pont-St Esprit. Ar-

C'était à peine 30.000 quintaux que rapportaient au pays, en un an, les diverses interventions du département et des districts et leurs multiples démarches auprès des représentants et de la commission des subsistances. Ce faible secours n'aurait pas empêché la population de mourir de faim, si elle n'avait dû compter que sur la sollicitude de l'autorité administrative.

Aussi, chaque centre s'efforce-t-il de résoudre lui-même le

problème de sa propre subsistance. Les sociétés populaires en font le principal sujet de leurs délibérations. Dans le registre d'Annonay, on ne relève pas moins de 50 arrêtés, en Jan IT, qui touchent à cette grave question duravitaillement. La société envoie des commissaires en Dauphiné qui, grâce à leurs relations personnelles et commerciales, réussissent à conclure un certain nombrede marchés. Les citoyens aisés, Mignot, Fournat, Duret, Peyron, consentent de fortes avances et, le plus souvent, la municipalité revend leblé à perteaux miséreux !.

Mais les assignats subissent une telle dépréciation et suscitent tant de préventions qu'il faut avoir recours à une autre monnaie. Peu à peu, on revient à l'usage du troc. On échange des produits industriels comme le papier, les étoffes, la soie ou des denrées. comme le vin et l'huile contre du blé ?.

Ce n'était encore là que des expédients bien précaires. Le” éritable pourvoyeur du pays fut le commerce clandestin, en fraude dela loi. Devant le refus du cultivateur de céder ses denrées au prix du maximum etdevant l'échec des réquisitions et desautres mesures de contrainte, il fallut bien se résoudre à subir ses exigences ÿ. Comme on ne trouve rien sur les marchésni dans les magasins publics, or achète à domicile, dans les arrière-boutiques, sur les chemins. Les prix sont exorbitants,mais les revendeurs sont nombreux. La consommation a baissé et la marchandise ne manque pas. Il en vient même des provinces voisines. Un trafic très actifet fort rémunérateur pourles intermédiaires s'établit.

Les villes, qui avaient intérêt à acheter au prix du maximum,

rêté du représentant Debry du 16 pluviôse IT, pour faire restituer ces grains. Ar— rêté inséré dans le procès-verbal du 18 pluviôse. L 134.

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