‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 340 sur 396 · Arch. Ard. L · texte numérisé non relu

Arch. Ard. L

4. Arch. Ard. L 1169. Ils appartiennent au canton de Tournon et de Lamas tre. St-Péray,de son côté, avoue 8 suspects qui, presque tous, sont élargis en pluviôse Arch Ard. L 1152.

5. Plus de la moitié des comités de surveillance ne dénoncent personne.

6. L:itre du Comité de St-Pierreville du 9 germinal. Arch. Ard. L 1153.

7. Lettre de l'agent national du Coiron an comité de St-Pierreville, le 24

germinal, Arch. Ard. L 589.

Dans les villes du bas Vivarais, malgré le modérantisme souvent dénoncé de Privas et d’Aubenas !, les passions politiques sont plus vivaces et la lutte plus violente. Largentière, Villeneuve-de- Berg, Joyeuse et surtout Bourg-St-Andéol se distinguent par leur ardeur jacobine et leur acharnement à poursuivre les contre-révolutionnaires et les fanatiques.

À Largentière, du 5 au 18 septembre 1793, le comité déclare suspects une trentaine d'individus. Neuf sont internés au château pendant que leurs femmes et filles, au nombre de 12, restent en surveillance dans leurs maisons ; 8 autres sont laissés provisoirement en liberté ?, Quelques jours plus tard, les patriotes étendaient encore leur sévérité sur 42 personnes du canton *. Le 8 septembre, la société populaire dénonçait, comme une insulte à l'égalité, la réclusion des aristocrates dans les beaux appartements du château et invitait la municipalité à les enfermer dans la tour. Le 10 septembre, le maire rassurait les susceptibilités des sans-culottes et, le 17, il proscrivait toute communication avec le dehors ‘. Peuà peu, toutefois, les idées d'humanité prévalent et un certain nombre de détenus achètent la sympathie du comité et leur élargissement par la cession gratuite de quelques sacs de blé aux miséreux de la commune *, Au mois de mars 1794, la liste des suspects de Largentière est réduite à 12 noms‘,

Le comité de Villeneuve-de-Berg consigne, lui aussi, chez eux, une quarantaine d’adversaires politiques, avant de les envoyer à Viviers 1.

La municipalité de Joyeuse, à son tour, fait séquestrer au couvent de l'Oratoire, dès le 11 septembre, 21 aristocrates, « par provision et en attendant l'établissement d'un comité de surveillance ».

1. Jusqu'en germinal, le comité d’Aubenas ne décide que 4 arrestations. Arch. Ard. L 1077.

2. Arch. Ard,. L 1052. Cf) aussi lettre du département à la municipalité de Largentière, le 8 septembre 1793. L 201.

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