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Délibérations du comité de Largentière, Fonds Mazon F

4. Délibérations de la société des 8,10 et 18 septembre. L 1052. De nouvelles dénonciations ont encore lieu les 9 et 10 octobre.

5. Le 4 novembre, la société envoie au comité une proposition de mise en liberté du citoyen St-Pierreville qui a prêté 6 setiers de seigle à la Commune.

6. Rapport du comité de surveillance, du 22 mars 1794, sur les motifs d'emprisonnement. Fonds Mazon F 18.

7. Listes des détenus à Viviers ou consignés chez eux. Arch. Ard. L 1180 et 1177. Du 3 thermidor an II au 6 brumaire an III, 19 suspects de Villeneuve-de- Bergsont élargis. Arch. Ard. L 635.

Une douzaine d’autres, surtout des femmes, sontinternés dans leurs demeures. Plusieurs, cependant, parviennent à se justifier et sont remis en liberté. Le 20 septembre, quélques autres obtiennent l'autorisation de sortir pour vaquer à leurs affaires !. Après la destitution de la municipalité et du comité par Reynaud,le conseil général de la commune,le 20 frimaire, finit par les élargir. Il accorde même des certificats de civisme à ceux qui sont en détention chez eux ou à Viviers. Mais, le 7 pluviôse, après la suspension des arrêtés de Reynaud, Châteauneuf-Randon en fera réincarcérer un certain nombre ?.

Le plus violent de tous ces comités, le plus intraitable, qui proteste contre toute vélléité pacificatrice et qui prescrit le plus d'arrestations, est sans contredit celui de Bourg-$St-Andéol. Le 17 septembre, il dénonce 30 mdividus et invite Boisset à prendre toutes les mesures nécessaires pour que les braves patriotes de la société populaire et du comité « ne soient pas exposés au ressentiment des ennemis du bien public ». Le 30 septembre, il leur assigne pour prison l'église Sainte-Marie avec une garde de 10 sans-culottes. Parmi les détenus, il y a des gens de tout âge et de toute condition. Les nobles et les bourgeois voisinent avec dés paysans,des artisans, des domestiques et des religieuses. À côté de vieillards de plus de 80 ans, comme Balzamette, on trouve des adolescents de 15 et 16 ans. Si le comité recule devant l’odieux de soumettre au régime commun deux religieuses de 85 et 91 ans, qui sont dans l'enfance, il n'hésite pourtant pas, le 21 floréal, à les maintenir en détention dans leur maison *.

Pour empêcher ses victimes de correspondre avec le dehors, il leur enlève papier, plumes et écritoires. Il les condamne au secret le plus rigoureux et supprime toute visite des familles. Il cherche à les atteindre même dans leurs enfants, en refusant tout certiticat de civisme aux soldats dont les parents sont en état d’arrestation #. Le 28 ventôse, dans une lettre au Comité de Viviers, il proteste contre la trop grande latitude laissée auxincarcérés,« ces êtres aussi

1. Fonds Mazon F 12. Extraits des registres du comité et délibérations municipales.

2, Arrêté de Châteauneuf-Randon du 6 pluviôse. Fonds Mazon F 12

3. Délibérations du comité,17,30 septembre et 21 floréal. Arch. Ard. L 1081. Cf) aussi L 1087 et 1088.

4. Délibération du « 4° jour de la 2° décade du 2m° mois ». L 1084.

vils que méprisables »,qui en profitent pour conspirer dans « leurs

prisons trop agréables » et « cherchent à soustraire leurs biens aux sages et salutaires lois qui ordonnent qu'ils seront répartis aux patriotes indigents !».

Il répond grossièrement,le 23 brumaire, à Gourgonnier,l'ancien meneur de la société populaire, qui est intervenu en faveur de Challamel fils : « De quoi t'avises-tu d’être le mentor d'un comité que le patriotisme dirige, sans qu’il t'ait demandé de l'être ? ». Le 22 octobre, il dénonce à Couthon le représentant Boisset, qui a donné l'ordre d'élargir Charray et Nogier. Il regrette que de «pareils monstres ne soient pas encore tombés sous le tranchant du rasoir national ». Le 26 brumaire, il demande à Boisset de révoquer cet «arrêlé que la perfidie et la bassesse ont extorqué à votre franchise ?. » Le 27 brumaire, il suspend encore la libération de ces deux prisonniers, sous prétexte qu’ils n’ont pas soldé complètement leurs frais de détention ?. Il faudra attendre le 22 nivôse pour qu'il se résigne enfin à déférer aux ordres réitérés et formels de Boisset. Le 19 floréal, il demande au comité de sûreté générale de prescrire la réincarcération d'une dizaine de suspects élargis par Boisset et Guyardin #. Il ne veut pas entendre les détenus dans leurs moyens de justification 5. Il dénie même au district le droit de prendre connaissance de la liste des suspects 5 et il refuse longtemps 7 de communiquer aux intéressés les motifs de leur détention.

Ces motifs sont curieux à parcourir, quoiqu'ils ne varient guère d'un comité à l’autre. Balzamette fils partage avec Tauriers, Moreton et la plupart des gentilshommes de Bourg-St-Andéol cette note infamante : & est issu du sang méprisable de ci-devant noble».

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