‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 348 sur 396 · Ibidem L · texte numérisé non relu

Ibidem L

3. Ibidem L 862, S63, 864, SS2. Même des ministres protestants se croient obligés, au nom de l'égalité,de suivre cet exemple. Michel,de Beauchastel, envoie uue longue et emphatique déclaration pour abdiquer, lui aussi, exercice de son

culte. Arch. Ard. L 344. Ravel d'Annonay fait brûler ses lettres apostoliques sur

la place publique d'Annonay. FilholT. Il p . 189 6. Lettre du 7 pluviôse = I. Arch. Rs L 544,

Filhol T.III p. 191-192

. Firmin Boissin. Le Ses constitutionnel dans l' Ardèche p. 40 et 41.

franchir des préjugés !. Leur attitude suscite le mépris de la population sans leur attirer la sympathie des Jacobins. L'administration écrit qu'elle continue à surveiller attentivement « l'engeance méprisable » des prêtres (même déprétrisés ? ».

Parallèlement à cette lutte contre le clergé, se développe l'hostilité contre l'idée religieuse qui aboutit à la désaffectation des églises et à la substitution au catholicisme de la religion de la Raison et de l'Etre suprême.

Depuis le 1% janvier 1793, l'Etat se borne à assurer le traitement des curés et vicaires. Toutes les autres dépenses restent à la charge des fidèles. Dès le mois d'octobre, le département se désintéresse du service religieux des paroisses privées de prêtres #. Peu à peu, la défiance s'étend du clergé à la religion elle-même, que les autorités affectent de confondre avec le fanatisme. L'attribution à la nation du superflu des églises, la réduction des eloches, la suppression des signes extérieurs du culte, au nom de Ja liberté et de l'égalité ‘, sont les principales manifestations de cette suspicion officielle.

Les campagnes accueillent assez mal ces diverses mesures. A la fin de 1793, la descente des cloches n'est encore réalisée que dans quelques rares communes. Du 20 au 29 brumaire, Chabal, commissaire du département, qui parcourt les cantons de Joyeuse, de Bannes et des Vans, constate une répugnance et une mauvaise volonté générale dans l'application des décrets . Personne ne veut prêter son concours à l'enlèvement des cloches, au renversement des croix, à la destruction des calvaires et à la démolition des chapelles, les uns, par délicatesse de conscience, les autres, par crainte des brimades anonymes dont les exécuteurs ne manqueraient pas

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