‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 370 sur 396 · Arch. Joyeuse. Fonds Mazon F · texte numérisé non relu

Arch. Joyeuse. Fonds Mazon F

At Histoire d'Annonay T 3 p. 273. 274. Notes de Picansel. Fonds Mazon F2.

3.Comptes décadaires du Tanargue, 2° décade de floréal. Arch. Ard. L882 CD aussi L250. Comptes rendus du département au Comité de Sûreté générale € Le culte s'exerce paisiblement dans la majeure partie des églises, dont les femmes se sont emparées .... ». 2° décade de prairial.

4 Filhol T. 3 p. 274 de Delichères p. 173.

qui craint de se compromettre, un attroupement armé de 30 personnes envahit la maison commune et enlève les vases sacrés et les ornements sacerdotaux pour permettre au curé de célébrer la messe. ! À Burzet, les patriotes qui tentent de résister à l'entrainement populaire sont accueillis à coupsde fusil. ? À Antraigues, «une cinquantaine de fanatiques, écrit la municipalité, le 14 germinal, les uns armés de fusils, les autres portant de grosses bouteilles de vin, ont été au devant du nommé Bossi, ci-devant curé et l'ont introduit dans le bourg en triomphe ainsi que dans la cidevantéglise et dans la maison ci-devant curiale ... »®.

Le 18 germinal, les femmes et les jeunes filles des Vans viennent sommer la municipalité de rouvrir immédiatement l’église. Le maire donne lecture de la loi du 3 ventôse et essaie vainement de démontrer à la foule l'illégalité de ses réciamations. C'était une considération de peu de poids pour les manifestantes. Elles pénètrent par effraction dans l'église, renversent les cuves de salpêtre et jettent à la rue tous les ustensiles de l'atelier national. Le procureur de la commune a grand peine à empêcher la détérioration du matériel.f Quelques semaines plus tard, ce sont encore les femmes qui occupent de vive force le presbytère et obligent les institutrices des petites écoles à vider les lieux. ©

Le 9 floréal, à Flaviac, elles s'emparent du presbytère, enlèvent les registres, saccagent les meubles de la société populaire et installent à sa place le curé Blachère. Le 30, elles viennent encore insulter les officiers municipaux à la maison commune et menacent de leur faire un mauvais parti. La même scène $e renouvelle à Gravières, le 4 prairiz]. Les femmes prennent à la mairie les clefs de l’église et y éonduisent triomphalement l'abbé Laganier, ci-devant vicaire. « L'attroupement était nombreux, écrit, le lendemain, l'agent national, les femmes étaient furieuses et il eût été dangereux de s'opposer à leurs entreprises.» T7 À Malbosc, les officiers municipaux font mieux que de ne pas s’y opposer. Le 17 messidor,

1 Arch. nat. Du 14.

2 Delichères p. 174 et Mazon chron. T. 19.

3 Lettre de la muaicipalité, transcrite au procès-verbal du départemeut du 12 floréal. Arch. Ard. L135.

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