‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 379 sur 396 · Delichères p · texte numérisé non relu

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5. Lettre des commissaires chargés des achats. Procès-verbal du 13 floréal. 1135. Le 14 vendémiaire IV, Téoule et Ducros ont acheté à Marseille pour plus de 630.000 livres de grains divers. L136.

et s'accroît... On n'ose acheter et, quand tout est renchéri, on se repent. Ceux qui se laissent séduire par l'appât d'un gain apparent et revendent s'apercoivent avec stupeur, quand ils veulent employer de nouveau leurs assignats, qu'ils ne peuvent plus, avec une plus grande masse de papier, obtenir la même quantité de marchandises » !.

« Les souliers ici, écrit Mazon, le 20 messidor, à son retour de Paris, n'ont pas de prix fixe. Les uns disent qu'ils valent 80 livres, les autres 100, ceux-ci 200, ceux-là 300. La raison de cette incer- .titude et de celte variété dépend du degré de mépris que chacun a pour les assignats. Eu général, les assignals sont beaucoup plus

avilis, plus discrédités dans notre département que dans aucun de

ceux où nous avons passé. Presque tous les marchés se font en nu-

méraire. {l est beaucoup de.villages, aux environs d'Antraigues, où .

l'on ne veut absolument plus d'assignats » ?. A Aubenas, en pluviôse, un louis d’or valait 400 livres, il en vaut 800, en messidor, et plus de 4000, en nivôse an IV. Le setier de blé passe de 400 livres, en nivôse an III, à 200, à la fin de pluviôse, 400 en ventôse, 600 en germinal, 800 en prairial, 1200, en messidor, 3000, en brumaire an [V, et près de 6000, deux mois plus tard *.

C'esten pleinété, au moment d'une récolte exceptionnellement abondante {, que les prix explorent avec une rapidité vertigineuse des somrnets insoupconnés. Avec une paire de bœufs, on paie un domaine acheté avant la Révolution. Paysans, bourgeois et acquéreurs de biens nationaux profitent de l’aabaine pour se libérer à bon compte de leurs dettes à l'égard de l'Etat et des particuliers, Les propriétaires qui ont conelu des baux à cheptel se plaignent d'être gravement lésés. Le département cite le cas d’une étable, estimée 2218 livres, en 1787, qui vaut, le 25 ventôse an I, plus de 27.600 livres 5. Légalement, le fermier peut vendre presque tout le

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