Arch. nat. Bu
2, Arch. Ard. L258 et Arch. nat. Bu 36.
3. Arch. Ard. L882. Comptes décadaires du Tanargue, 2° et 3me décade de
fructidor:
4, Arch. nat. Br 36.
Quincieux, Monteil de Corsas, Madier de Montjau, Rouchon, Viguier, Chateauvieux..., qui vont jouer les premiers rôles à l’assemblée du 20 vendémiaire à Privas f.
Elle devait comprendre 247 membres. Quelques-uns ne parurent pas. Le scrutin le plus élevéne mentionne que 218 votants *. L'assemblée fut très orageuse. Les électeurs du Tanargue, très hostiles aux patriotes, circonviennent les électeurs modérés des Boutières et dirigent tout à leur gré. Un certain nombre de républicains jugèrent prudent de ne pas se montrer. « Mon beau-frère, écrit Gleizal, dont le seul crime était d’être mon parent», en fut chassé à coups de pierres et des coups de feu furent tirés sur les électeurs de Serrières. « Cependant, il restait encore dans l'assemblée 36 républicains qui donnèrent constamment leur voix à St Martin et à leur frère et ami Gleizal * ». Le plan des royalistes était de ne tenir aucun compte des décrets des 5 et 13 fructidor et de procéder à une élection libre de tous les députés du département. La nouvelle de la défaite des sections de Paris, le 13 vendémiaire, qui parvint à Privas le 21, modifia leurs dispositions et les décida à se conformer à la légalité #.
Le 23 vendémiaire, on nomme les cinq conventionnels qui doivent rester au Corps législatif. Tous les élus sont des députés du département, Girondins ou Thermidoriens, qui ont combattu la Montagne, se sont cachés ouont été emprisonnés sous la Terreur: Gamon, Corenfustier, Boissy d’Anglas, St-Prix et Garilhe. Ils recueillent une forte majorité 5. Seuls, quelques intransigeants jacobins et contre-révolutionnaires leur refusent leur confiance.
Gleizal n'est pas réélu. On ne voulut pas lui tenir compte des nombreux services que, même sous la Terreur, il avait rendus à ses concitoyens. Les électeurs ne lui pardonnent pas sa volte-face du mois de juin 1793, son ralliement à la Montagne etson activité jacobine de l'an IL. St-Martin, malgré sa modération, est victime du même ostracisme, mais la réputation terroriste de son beau-frère, Blachère de la Prade 6, le desservit plus encore que son républi-
1. Arch. nat. C 480. Procès-verbal de l'assemblée électorale de Privas. 2. Ibidem.
3. Réponse du citoyen Gleizal. Bibl. Nat. Lb 42 1871 32 p.s. d. p. 16.