Arch. Ard. L268. Fe
3. Arch. nat. Bu 36. Déjà de nombreuses pétitions avaient demandé la modification de la loi du 17 nivôse, ou, au moins, là suppression de son effet rétroactif. Cf) Arch. nat. Dri 14. Colombier le Vieux le 1er pluviôse, Largentière le 24 floréal, Meyras le 10 prairial, Ozon le 15 ventôse, Rdyzaé le 28 pluviôse...… Cf) aussi Arch. nat. ADxvin a 35. Opinion de Gleizal sur le rapport de la loi du 17 nivôse.
gesse nécessaire. » Avec St-Pierreville, elle réclame pour les citoyens le droit de ne donner aux députés que des pouvoirs strictement limités. Avec la 5° de Joyeuse, elle trouve que les législateurs se réservent une trop grande quantité de blé pour leur traitement, alors qu'on limite à cinq quintaux la part de l'agriculteur. !
La plupart des assemblées ne font pas mention des décrets des 9 et 13 fructidor sur l'entrée au Corps législatif des deux tiers des conventionnels. Quinze seulement sur 49 s’en préoccupent. Elles réunissent 2010 votants, parmi lesquels 509 les acceptent et 1499 les refusent. Ces décrets n'obtiennent la majorité que dans les quatre assemblées de Viviers, de St-Agrève, de la 2° section du Cheylard et la première de Largentière. Ils sont repoussés à l'unanimité par la 3% de Joyeuse, la 2° de Largentière, la 2° de Bourg-St-Andéol, celles d'Antraigues, de St-Martin-de-Valamas, de Vernoux et de Burzet et àla majorité par la 1° du Cheylard,la 1° etla 4° de Joyeuse, et celle de St-Pierreville. Le décret des deux tiers, écrit cette dernière assemblée, est «un attentat à la souveraineté du peuple » et il est « urgent de retirer aux conventionnels des pouvoirs dont cerlains ont si étrangement abusé.» Elle insiste même pour qu'«aucun des membres actuels de la Convention ne puisse être réélu. » ?
Cette méfiance à l'égard de la Convention, qui aurait été beaucoup plus générale, * si le temps avail permis aux électeurs de se concerter, est un crime aux yeux des patriotes. Ils accusent les royalistes et les prêtres insermentés de cette perversion de l'esprit publie. « Si le peuple de nos cantons, écrit Meynier, n’était pas égaré par les réfractaires et autres malintentionnés, l'acceptation aurait été unanime. » 4
Le choix des électeurs est encore plus caractéristique de l'état d'esprit du pays. Rares sont les cantons qui gardent leur confiance aux démocrates de l'an IL. La plupart nomment des modérés et des aristocrates, plus ou moins ralliés à la république, mais le district du Tanargue envoie à l'assemblée électorale une forte proportion de royalistes notoires. On voit reparaître des noms qu'on ne connaissait plus depuis 1791 et même 1789. Ce sont des hommes comme de Comte, d’Indy, de Gigord, d’Autheville, Lombard de