St André-de-Cruzières, Ruoms, St Silvestre, Gravières
7. Les Vans protestent contre les droits d'entrée des châtaignes sur le marché des Vans.
LA CAMPAGNE ÉLECTORALE. — LES ASSEuBLÉES DES PAROISSES 87
de l'inaustrie soyeuse et par suite de l'élevage du ver-à-soie, En retour, il faut interdire toute exportation des grains et des autres produits de première nécessité dont le pays estinsuffisamment pourvu. Le moyen d’ailleurs le plus efficace de développer la culture des céréales est de défendre absolument la plantation de la vigne dans les terrains qui peuvent produire du blé!. St Silvestre veut compléter ce programme protectionniste à outrance cn imposant aux évéques et abbés l'obligation de dépenser au moins les deux tiers de leurs revenus dans le pays pour ne pas le priver de son numéraire.?
Mais c'est l'impôt quiest la grande préoccupation du paysan. Il se plaint amèrement d'être pressuré par l'Etat, les seignears et l'église et de payer en redevances au moins la moitié de son revenu. Les cahiers sontunanimes à réclamer une modération et surtout une plus juste et plus équitablé répartition des charges fiscales. Beaucoup font remarquer que capitation, taille, vingtièmes et industries pèsent presque exclusivement sur la classe la plus misérable alors que ia noblesse et le clergé’ qui occupent les meilleurs fonds et les rentiers qui ont de gros revenus ne paient presque rient. Le paysan ne se borne pas à gémir, il indique les réformes à faire, des emplois à supprimer surtout des agents du fisc, qui ruinent l'Etat etexaspèrent le peuple, des économies à réaliser par l'abolition de toute pension non militairef, de toute gratification aux villes pour des embellissements dont les campagnes font les frais sans rien recevoiren retour’,
Quant aux impôts indirects, presque tous réclament la suppression de la gabelleet demandent que le sel, qui est ure denrée de première nécessité, soit rendu marchand. La milice enfin reste ur.
1. Cahiers de l'Uzcrois....La crainte de manquer de grains, est une véritable obsession pour ce pays pauvre. Durant toute la Révolution, les administrations demanderont qu'on réserve exclusiveinent aux céréales les terres susceptibles d'en produire. Cf. les réclamations du Conseil Général d'administration du Tanargue. Il va jusqu'à demander une « loi qui ordonne que les mûrierset Îles vignes plantés dansles champs que la nature a faits pour produire du blé soient arrachés ». Arch. Ard. L860 procès-verbal du 20 Brumaire an 2.