Olivier de Serres. Théâtre de l’agriculture VI
7. Cf) réponse des curés au questionnaire des auteurs de l’histoire du Languedoc, de 1759 à 1761. Un bon nombre mentionnent la pomme de terre comme une récolte importante. Biblioth. nat. Collection Languedoc. Bénédictins T. 25 et 26. Le manuscrit de 1.780. Bénédictins T. 24 fo 25 précise que la production de pommes de terre dépasse 1 500.000 quintaux et celle des châtaignes 60.000 setiers.
8. Cf) manuscrit de Tournon. Topographie médicale « On les mange souvent sans apprêt et simplement cuites à l’eau. C’est une nourriture très saine qui supplée utilement au blé. » CF Delarbre p. 249.
les plateaux et toutes les pentes granitiques de 3 à 800 mètres d’altitude. C’est un arbre précieux pour le pays, plus important que le noyer et l'olivier qui fournissent cependant de « 15 à 20.000 quintaux d'huile » !. |
La culture de la vigne donne elle aussi d'excellents résultats dans le Midi, sur les bords du Rhône et sur les coteaux de toutes les vallées transversales bien exposées au soleil. La récolte annuelle, variable avec les saisons, atteint « de 15 à 20.000 demimuids, pesant de 12 à 1.500 livres » dans le bas-Vivarais’et « de 10 à 15.000 demi-muids » dans le Vivarais septentrional. C'est donc de 150 à 250.000 hectolitres pour l’ensemble du pays, quantité presque comparable à celle du début du XX° siècle. Les principaux crus, alors, comme aujourd’hui, étaient les vins de Cornas, de St-Péray, de Tournon, de Mirabel... Leur qualité était fort appréciée et si les vins du Midi trouvaient acquéreurs dans le Gévaudan et le Velay, ceux des côtes du Rhône s'expédiaiernt jusqu'à Paris. ?
L'importance et la valeur des cultures industrielles leur assurent une place de choix à côté des cultures alimentaires. Le chanvre était très répandu ÿ. On lui réservait les meilleures terres dont seuls les noms de chenebier ou chenevière trahissent aujourd'hui la destination ; mais c’est le mûrier qui l’emportait dans le bas-Vivarais, la vallée du Rhône et sur les plateaux jusqu’à 600 mètres d'altitude. * 'De 1780 à 1789, son extension est très rapide et le pays fournit de 1.200.000 à 1.800.000 livres de cocons chaque année. ?
A ces produits divers, il faut ajouter le rapport des magnifiques forêts qu'on trouve partout sur les plateaux, dans les hautes vallées et dans la montagne. Les plus étendues sont les futaies et taillis de Mazan, des Chambons, le bois de Païolive, la forêt de Bauzon, du Tanargue... Avec le bois de chauffage, elles fournissent