Revue la Révolution française T. VI. p
4. La garde nationale de Valence par délibération du 20 avril 1790, proteste contre une addition insérée après coup dans la formule du serment, impr. 4 p.s.
d. Valence Viret. B A. Protestation analogue des gardes nationales de Crest. Moniteur. reimpr. f IV p. 287.
A Viviers, on a arboré la cocarde blanche et, pour bien marquer les sentiments du pays à l'égard du roi,on prétend que Vivarais vient de Vivat Rex, ! Enfin, à Romans, le 3 mars, la fédération qui comprend 8000 délégués ne se borne pas à gémir « sur les désordres qui affligent le royaume », elle prend un caractère menaçant et hostile à l’Assemblée nationale. ?
Certes, ces restrictions qui tempèrent et parfois contredisent les adresses envoyées à l’Assemblée ne sont pas l'œuvre du peuple. Il prête docilement le serment qu’on lui suggère sans en peser les termes et, dans son indifférence politique, il n'y attache pas grande importance. C’est la noblesse et la haute bourgeoisie qui insèrent ces phrases bien innocentes en apparence, mais déjà chargées de sous-entendus, et qui laissent prévoir lesévolutions futures. Quelques patriotes plus perspicaces commencent à s'en rendre compte et, de ioinen loin, poussent un cri d'alarme. L'armée patriote, créée comme un instrument de lutte contre l'aristocratie, risque de devenir entre les mains de ses nouveaux chefs une menace pour l’'Assemblée nationale et une force de réaction contre le nouveau régime.
Aussi, est-ce avec satisfaction que les patriotes voient clore l'ère de ces grandes manifestations. Avec le printemps, elles deviennent de plus en plus rares. Les beaux jours rappellent le paysan à la terre. D'ailleurs, le peuple lui-même commence à être blasé de ces fédérations qui ne sont que des prétextes à de grands discours assez vides. * |
Enfin, au début de 1790, d'autres préoccupations viennent faire diversion aux inquiétudes des patriotes et aux arrière-pensées de quelques privilégiés. C’est l’époque de la formation des diverses organisations administratives qui vont consacrer les transformations décrétées par l'Assemblée nationale.
L'œuvre des derniers mois a été plus rapide et plus féconde que n'auraient osé l’espécer les plus fougueux réformateurs. Parl’armement des citoyens et la création des Comités permanents et des gardes nationales, les patriotes presque partoutont pris la place de
1. Arrêté de la garde nationale d'Aubenas du 23 mai 1790 pour protester contre le procès-verbal imprimé. Cf) Fonds Mazon. Chron. T. 14 Cf) aussi Manuserit de Delichères p. 41.
2. Archives parlementaires T. XII p. 58. Cf.. aussi Mercure dé France 20 mars 1790. Fonds Mazon chr. T. 13. 5
3. De plus en plus, les paysans s’abstiennent de se rendre à ces fédérations et se bornent à déléguer quelques-uns de leurs officiers pour les représenter.
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l'autorité défaillante. Les paysans, par une offensive violente contre les seigneurs, ont préparé la fin du régime féodal qu'une résistance passive judicieusement calculée a rendu effective, malgré les réserves faites par l'Assemblée. Les privilégiés intimidés n'ont, en général,résisté que mollement à la perte de leurs droits et àla ruine de leurs prérogatives, mais la plupart ont su reconquérir une part d'influence et de crédit,en faisant à tempsd’opportunes concessions. d psd'opp Grâce à leur ralliement intéressé, l'union extérieure des esprits Grâce à le Ilie t inté I t d prits et des urs sem réalisée une fois de plus, au début de ; r des cœurs semble réalisée fois de pl début de 1790, pa : ion unanime du nouveau régime, enthousi l'acceptation unanime du nouveau régime thousiaste de la part , raisonnée ou habi ésigenée de la ‘es.
des uns, raisonnée ou habilement résignée de la part des autres