‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 80 sur 396 · cf. Courrier d'Avignon du 31 Janvier 1790. B. N. Le · texte numérisé non relu

cf. Courrier d'Avignon du 31 Janvier 1790. B. N. Le

6. Fédération de Privas en Vivarais, impr. 31 p. in-8, Valence. cf) aussi archives communales de Valence BB 53.

blesse contre le retour des excès de la Jacquerie, C’est dans ces réunions, de plus en plus fréquentes et de plus en plus animées et cordiales, que les anciens privilégiés accentuent insensiblement leur emprise sur les gardes nationales qui viennent des campagnes. Ce sont eux qui ont l'initiative et qui prennent la direction de ces fédérations et imposent leurs vues à leurs compagnons d'armes !, Or, malgré leur ralliement au nouveau régime, beaucoup de ces nobles et de ces bourgeois restent préoccupés des profondes transformations politiques qui s'opèrent, et la masse des soldats citoyens, qui prête l'oreille aux propos des chefs qui ont sa confiance, fait inconsciemment écho à leurs inquiétudes. Alors que le paysan s'est toujours peu soucié du roi, il commence à s'intéresser à sa situation. D'inconnu qu'il était, le roi devient populaire. Dans toutes ces fédérations, on ne se borne plus à exalter les mérites de l’Assemblée, le roi y tient une place de plus en plus grande et, si, officiellement,on associe toujours le roiet la nation, de plus en plus, aux adresses de félicitations, s'ajoutent des assurances de dévouement au roi qui s’amplifient parfois jusqu'à prendre l'allure d’une protestation contre les entraves mises à son autorité.

Une allusion encore voilée aux difficultés de la cour et du roi depuis les évènements d'octobre apparaît déjà à Etoiles. « Jurons d'être fidèles au Monarque qui a tant de titres à notre amour... Jurons de regarder comme coupable et delivrer aux lois quiconque oserait se permettre, soit en paroles, soit par écrit, de manquer au respect dû au plus juste, au plus populaire et au plus adoré des rois ainsi qu'aux décrets de l’Assemblée nationale » ? Elle est plus nette, en janvier, à Vernoux. « Dans tous les temps, notre auguste menarque, Louis XVI, restaurateur de la liberté, pourra disposer de nos armes contre les ennemis de l’étatet contre ceux qui oseraient attenter aux droits sacrés de la couronne ». * À Valence, le procèsverbal imprimé porte que les gardes nationales ont prêté le serment « de concourir de toutes nos forces au maintien du pouvoir exécutif dans les mains du roi #».

1. Procès-verbal du serment prêté par les officiers et gardes nationales du Vivarais et du Dauphiné réunis dans la plaine de St Péray, 26 décembre 1789, impr. 9 p. s. l.B.A.

2. Acte d'union des gardes nationales de vingt villes, bourgs, villages et communautés du Vivarais et du Dauphiné. 29 nov. 1789. impr. 21 p. 9 1. B. A.

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