Arch. municip. de Largentière BB
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clans sensiblement égaux, les partisans et les adversaires de l’ancienne municipalité : ceux-ci réformateurs d'autant plus ardents que ceux-là paraissent plus tièdes pour les idées nouvelles. A Tournon !, on signale un commencement d'émeute le 9 février. A St Forlunat ?, les esprits étaient si exaltés qu'à plusieurs reprises Jes électeurs faillirent en venir aux mains. À Villeneuve-de-Berg, «des gens armés et menaçants entouraient la salle. Peu s'en fallut qu’un des révolutionnaires ne perçàt d'un coup de baïonnette le gendre du lieutenant criminel parce qu'il combattait la candidature de son père.? » Mais, en somme, tout se borna à des disputes violentes, à des injures et à des menaces, et on parvint à éviter que ces incidents ne deviennent tragiques.
Les patriotes auraient voulu exclure toute candidature des seigneurs et de leurs agents !. Mais, s'ils réussissent assez souvent dans les grands centres à écarter des fonctions municipales les gentilshommes suspects d’aristocratie ”, la noblesse libérale,qui avait été d'un si précieux secours pour le triomphe des revendications du Vivarais, con<erve d'ordinaire la confiance des électeurs et garde ses positions. La Tourrette l'emporte à une forte majorité comme maire de Tournon ‘, et il réussit à faire élire ses agents dans la plupart des paroisses où il a de puissants intérêts. Monteil de Corsas, si actif en 1788, ne dédaigne pas le poste de procureur de la commune de St Victor *. Il en est de même dans beaucoup de communautés rurales * où le petit seigneur résidant n’est le plus souvent qu'un exploitant au même titre que les propriétaires voisins. Les choix sont dictés d'ordinaire par des considérations locales d'influence, de fortune ou de services rendus *. À Annonay, à Privas, à Larg-