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triste nouvelle de celte privation ! de district.» Ilétait trop tard. L'Assemblée avait déjà donné son adhésion au projet, mais les députés du Vivarais ?, le 19 mars, et le Comité de Constitution, le 29 mars, déclarent « que l'assemblée du département doit avoir égard au mémoire présenté par la ville du Cheylard » *.
C'est encore aux représentants du nouveau département qu’incombe le soin de faire la répartition des cantons; l'Assemblée nationale devait tracer elle-même ces subdivisions «€ d'environ quatre lieues carrées » { et fixer leurs chefs-lieux : mais elle eut des affaires plus importantes à régler. Les députés, qui ignorent la topographie de la région, se bornent à faire de simples tracés sur la carte, sans tenir aucun compte des obstacles naturels, rivières ou montagnes. C'est ainsi que Vaudevant, aux portes de St. Félicien, est rejeté dans le canton de Satillieu pendant que Pailharez doit aller voter à Desaignes,. ?
Le travail du moins fut vite exécuté. 5 Le 6 mars, tout était réglé et le département, formé 7 de 7 districts et de 37 cantons, pouvait entrer en activité. Le chef-lieu était placé à Privas, mais les députés, qui ne pouvaient satisfaire toutes les ambitions, voulurent les endormir et firent accepter par le Comité et l'Assemblée l’expédient commode de l'alternat, aussi bien pour le département que pour les districts *, et ils ne fixèrent que la ville où devait se tenir
1. Cité par Vaschalde. Le Vivarais aux Etats-Généraux, p. 58.
2. « Nous soussignés, députés de Vivarais à l’Assemblée nationale, déclarons que les difficultés de localités et très souvent l'ignorance de ces mêmes localités a pu nous faire errer dans la division des districts et sur les lieux de leur établissement... » Tous les députés du Vivarais, sauf Antraigues qui a déjà émigré en Suisse, signent cette déclaration. cf) Vaschalde, Le Vivarais aux Etats-Généraux, p- 98. ; 3. Cité par Vaschalde dans « le Vivarais aux Etats-Généraux », p. 58.
4. En fait, on ne tint pas compte de la surface et la plupart des cantons furent beaucoup plus étendus.
© 5. Arch. nat. F I° III Ardèche 1. On avait encore placé à Desaignes St Cierge qui demande à faire partie du Cheylard et St Jean Roure qui veut être rattaché à St Agrève. Grozon et St Barthélémy-le-Pin unis à Lamastre réclament Nernoux,.. etc.
k 6. Les députés veillent à ce que, même pour les chefs-lieux de canton, les localités voisines de leur résidence ne soient pas oubliées. cf) Les deux lettres d'Antraigues des 6 et 26 février 1790, pour avoir un canton à Antraigues et à Jaujac. Lettres publiées par Vaschalde dans le bulletin de la société historique de l'Ardèche, 1882.