ASSEMBLÉES PRIMAIRES
Le premier acte du nouveau gouvernement, soit que le pouvoir exécutif eût été remis à un
« pûtes et d'un grand nombre de militaires. Qu'il me suffise pour le « moment d'appeler en témoignage quelques-uns de mes compa- « triotes , qui tous , moins les absens , ont pris une part active à « notre révolution. Tels sont MM. Emile Lebreton, Guilhem, fils « du député, et le brave Kersausie qui, à la première nouvelle des « ordonnances , insurgea le 4e régiment de bussards dans lequel il « était capitaine. Faut-il ajouter à ces patriotes MM. Le Calvé, de « Saint-Brieuc, qui s'est si bien montré en juillet; Martin, Genest , « Boullé de Saint-Malo; Richard, Bertrand , décoré de juillet; Jules « Bernard, fils du député ; son père, maintenant conseiller en cassa- « tion; son oncle, ex-préfet des Hautes-Alpes, et le malheureux Papu, « de Rennes , qui remplaça dans ma vente mon compatriote Sé- « bilot, maintenant médecin à Matignon ; enfin Mestivier, Chauveau, « Henri, de Lavalle; Potier, de la Mayenne; Barnic*o, de Pongi- « bau ;Vimal, de Clermont, tous les deux décorés de juillet; Roger, « de la Vendée; Bouvier, du Jura , et tant d'autres enfin qu'il serait « trop long de nommer et qui se sont consacrés au triomphe de « notre révolution. »
(Réponse aux outrages et aux calomnies dirigées contre moi, etc., par Morkhéry, D. M. , décoré de juillet; pages 49 et suiv. )
Quelques-uns des hommes qui aujourd'hui se disent exclusivement républicains prétendront peut-être que ce plan n'était point celui des républicains, puisque ce n'était point le leur. Je les prie de se reporter à ce temps-là, et de se souvenir qu'ils travaillaient alors de toutes leurs forces à faire réélire en masse les illustres 221 , qu'ils me taxaient même d'homme violent el exagéré, parce que, prévoyant la manière dont les députés libéraux voudraient exploiter notre révolution , je soutenais dans la Tribune qu'il valait mieux nommer des patriotes que des 221 tels que MM. fllartignac, Royer- Collard , Péricr, Sébastiàni, Bourdeau , etc. , etc.
( ixix )
président, à un consul, ou conféré à un conseil de cinq membres (i), devait être de convoquer les assemblées primaires , formées d'après les lois de 1791 , pour choisir d'abord tous les magistrats municipaux, ensuite les électeurs chargés dénommer les représentans de la nation.