‹ La révolution de 1830: et le véritable parti républicain, exposé du plan de ce parti en juilletChapitre 19 sur 50 · T. IT · texte numérisé non relu

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ne veulent pas que la comtesse de Reicbenbach et Ma frère emportent leurs meubles et jusqu'aux serrures des portes , ainsi qu'ils sont accusés de le faire.

* Aix-la-Chapelle manifeste beaucoup de mécontentement Les brochures ministérielles pieuvent , mais on n'y croit pas. Les officiers débitent que la Prusse a 7 60,000 hommes. »

«Et pendant ce temps il se tient à Paris un « grand conseil de guerre , dans lequel , s'il faut u en croire les Débats, MM. le ministre de l'inté- « rieur, le commandant de la garde nationale, le «préfet de police et le préfet de la Seine, méditent de « frapper un grand coup pour en finir avec les anaru chûtes y c'est-à-dire avec les patriotes qui osent « murmurer contre le juste milieu entre l'appel à « l'invasion et la défense nationale.

O mentes hominum ! o peciora cceca !

6 Mai* 183L

us Qum* procès un la twmin*.

%La Tribun* a paru sous le ministère Marti* «§nac et sous le ministère Polignac Nous soute* « nions alors les mêmes principes qu'à présent , et

« nous apportions dans leur discussion bien moins

• de ménagemens et de réserve Toutefois, sons « ces deux ministères , la Tribune n'a point eu de «procès. Les premiers mois du nouveau régime « se sont passés aussi sans que nous entendissions «parler de réquisitoire ni de citations. Mais un « beau jour un de nos collaborateurs s'avisa de «dire que M. le député Persil n'était pas éligible, « que M. le député Persil n'était pas même étec- « teur , attendu que AL le député Persil ne payait « que a66 francs de contributions ; il le prouva «par un arrêté du conseil de préfecture de la «Seine.

«Depuis ce jour, M. le député Persil, qui est «aussi procureur-général, ne peut lire un numéro « de notre journal sans y trouver quelque venin. « Je n'accuse pas sa bonne foi , Dieu m'en garde { «je crois sincèrement que chaque ibis qu'il nous a dénonce, il nous juge, en son âme et conscience, « séditieux au premier chef; mais il nous parait a ressembler un peu à ces hommes qui, après « avoir mangé dans un plat quelques mets dont ils «furent incommodés, s'imaginent toujours y voir « du poison. M. Comte , qui n'a pas les mêmes rai- « sons pour voir trouble, et qui a pris au sérieux

* l'indépendance du magistrat, rectifie souvent « l'opinion de M. Persil. Mais enfin , on n'est pas «procu r eu r -général pour céder toujours* £limi-

«nation faite des procès impossibles, même à « commencer, M. Persil pouvait hier , en comptant «ses réquisitoires contre nous, dire, comme la « comtesse de Pimbesche : .

« Il ne m'en reste plus que quatre ou cinq petits.

*L'un 9 contre l'article où l'un de nous, pé-

«niblement affecté de voir la Chambre refuser «aux gardes nationaux jusqu'au droit departîci- « per à l'élection des conseillers municipaux , plus « fâché encore d'entendre des députés joindre con- «tre les gardes nationales l'insulte au déni de «justice , a comparé douloureusement les résul- «tats de notre révolution, tels que les a faits la « Chambre , avec les espérances que l'avènement « de Louis-Philippe avait excitées dans les départe- « mens.

« L'autre , contre le manifeste dans lequel le gé- « néral Gustave de Damas se plaignait des entra- « ves apportées à la formation de la légion La- « fayette.

« Le troisième , contre la lettre de M. Raspail , «qui peignait l'étonnement éprouvé par les arril- « leurs de la garde nationale parisienne , lorsqu'à- «près avoir été dissous, ils se virent appelés pour «défendre, contre le peuple, les fleurs de lis me- « nacées.

«Le quatrième , encore en germe , et dontaacuïr

«huissier ne nous a officiellement avertis,. mais « dont il a été parlé au palais et ailleurs.

«Du moins , dans ces procès, comme dans celui « que M. Persil avait voulu nous intenter pour l'inosertion de la lettre du docteur Antomarchi, et «dont la chambre du conseil a fait justice, on «avait laissé nos numéros parvenir à nos abonnés; «on n'avait fait de saisie ni à la poste ni dans « nos bureaux. Aujourd'hui , il n'en a pas été de «même. Sur les quatre heures, un commissaire «de police est venu saisir tous les exemplaires « restés dans le bureau , et nous a prévenus qu'on «avait retenu à la poste tous ceux qui devaient « partir pour les départemens.

« M. le commissaire n'a pas pu nous dire quel «article avait motivé la saisie. Nous avons relu «tout notre numéro,, et il faut que nous avions < peu de . dispositions pour l'art du réquisitoire, «car , après mûr examen , nous ne pouvons devi- « ner quelle est la colonne ou la ligne frappée de «la foudre du parquet. Dans un article, nous sou- « tenons qu'il serait facile de rallier les républi- « cains et les bonapartistes autour du roi desFran- «çais. M. Persil aurait-il mieux aimé que nous « déclarassions cette alliance-impossible ? Plus loin , « nous avertissons qu'up emprunt de deux mil- « lions de livres sterling vient d'être conclu à «Londres pour les légitimistes de France. Jôrcon-

«çois que cette annonce puisse déplaire aux em- « pointeurs; mais pourquoi déplairait -elle à «M. Persil? Enfin, nous avons cité les paroles sé- « vères prononcées dans la diète de Pologne par die comte Malachowski, ministre des affaires «étrangères, en réponse au discours de M. Sébas- « tiani sur les pièces officielles trouvées à Varsovie. «Mais ces paroles sont un fait historique, un fait «historique important; et* d'ailleurs le blâme dé- « versé sur notre diplomatie , l'eût-il été par nous- « mêmes , au lieu de l'être par un ministre polo- «nais, ne sortirait en rien des limites de la « discussion , telles qu'elles sont posées dans tous «les gouvernemens constitutionnels.

« Nous sommes donc bien convaincus que nos «quatre nouveaux procès auront la même issue « que celui de la lettre du docteur Àntomarchi : « les tribunaux ne sauraient nous condamner.

«Quel fruit espère- t-on retirer de ces dénonce dations que détruit le premier coup d'oeil de la <r justice?

« S'il fallait en croire des bruits sans doute er- « ronés , un magistrat aurait déjà répondu à cette « question : «Sans doute on n'obtient pas des con- « damnations , mais on fatigue par les poursuites , « on dégoûte les abonnés des provinces par les «saisies à la poste; cela nuit toujours aux jource naux. »

«i Nous le répétons , nous ne pouvons penser « que ces paroles aient été prononcées. Mais s'il « en était quelque chose , nous préviendrions a celui qui se les serait permises, que nous regart dons en pitié une pareille tactique, que toutes * ces tracasseries ne nous nuiront en aucune maa nière , que les témoignages de la satisfaction publique nous arrivent tous les jours plus nombreux , que la sagesse de nos principes n'est pas moins reconnue aujourd'hui que la justesse de nos prévisions , et que nos abonnés ne verront dans le manque du numéro d'aujourd'hui qu'une preuve de plus du soin que nous mettons à les avertir de tout ce qu'il leur importe de savoir. Nous le préviendrions encore qu'il y a des communes de France où la Tribune seule est reçue, et où, ne la voyant pas arriver, on pourra croire Paris en pleine insurrection. Enfin , nous lui dirions que le moment n'est pas loin où le gouvernement sentira sans doute le tort que lui font les agens qui, par un zèle aveugle, oa par d'autres motifs, veulent classer parmi ses ennemis et traiter comme tels tous les hommes qui ont du patriotisme et de la conscience. •

6 Mars 1831.

HARDIESSE CROISSANTE DU PARTI LÉGITIMISTE. — r VOEUX DU PARTI PATRIOTE, REPOUSSÉS TOUS PAR LE POUVOIR. :

« Il paraît que l'approche de l'invasion donne « à nos étrangers de T intérieur la hardiesse de ne «plus dissimuler. Déjà, depuis le a 3 décembre, «les journaux du pouvoir déchu le 29 juillet « avaient repris le ton de journaux officiels, ce qui, «pour le dire en passant, semble prouver que, «pendant le procès des ministres, le peuple, si « violemment accusé de n'avoir pour mobile que « le féroce désir de voir tomber quatre têtes, était « poussé à ces démonstrations extra-légales par un « secret instinct de conservation , et qu'effrayé de « ce que présageait la conduite des divers pou- «voirs dans cette affaire, il demandait, non la « mort des quatre accusés, mais des garanties pour «l'existence de la France. Depuis Quelques jours « c'est mieux encore. Tout en accablant d'inveç- « tives ce pauvre M. de Montalivet pour quel- «ques visites domiciliaires, que nous sommes, «certes, bien loin d'approuver, mais qui ne sont « rien auprès des facilités données par tant de périt sonnes à la visite autrement terrible que nous

«préparent un million d'ennemis, la Gazette ,1a «plus habile des feuilles légitimistes ,* prend chau- « dément le parti de la Chambre et du ministère «contre les patriotes , qu'elle appelle, à l'exemple cde M. Persil et de M. Jars, des anarchistes et « des ennemis de Tordre public.

« Voici deux de ses articles tirés du même nu-

«mero :

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