RÉPUBLICAINE
« Le jugement de la Cour d'assises consterne les «hommes de la doctrine et du juste-milieu. Ils ne « peuvent vivre que de la moçt des patriotes : ces a dix-neuf têtes dont ils se repaissaient d'avance , « et qu'on leur refuse , vont les faire mourir d'i- «nanition. Pour se maintenir à la Chambre, c'est- « à-dire à portée des faveurs et des gros traite- «mens, ils avaient besoin de faire croire qu'il «existait à Paris une réunion d'hommes féroces, «enthousiastes de la guillotine, affamés de confis-
« cations , toujours la torche ou le poignard à la
*. ii. *3
( «* ) « !»|ifti Impute huit tôois , les discours et les letttes «de Ce* honorables, les perfidies dea épions de «trois policés* lés colonnes des journau* vendus,
* exploitaient cette Terreur bouillonnante au sein « de là capitale i et prête k s'échapper d* Son foyer n pour couvrir la France de ruines et d'échftffttids.
«Placés sur le théâtre même., les Parisiens ne
* pouvaient guère être dupes de. cette ftttttasttia* «gorie; mais dans les provinces bien dw gens « l'avaient prise au sérieux. Us tremblaient d'effroi, c< comme les enfans poltrons aux ombres chinoises a de Séraphin. Les rapports de tout genre entre « les députés et les tnéneurs d'élections , entre ces « meneurs et les électeurs , avaient établi une cir- «culation non interrompue, qui portait, de Paris « dans tous les pointa de la France , le poison de «la calomnie, d'autant mieux accueilli qu'il n'ar- « rivait qu*âvee l'or de la corruption , âvefc les emplois donnés aux plus ineptes , avecleS honneurs « âcéordés aux moins estimables.
« Vous ne sauriez croire, me disait demlèreinent « un dé mes amiâ qui revenait de province , \ùù& « ne sauriez croire jusqu*où va la confiance âVèUglé « de ces bonnes gens dans leurs députés, et, pâfr « ricochet, dans tous les hommes en place que « leurs députés ne désignent point comme des ïa- « cobins. Non-seulement ils les croient sur lés faits « qui se passent ici, mais encore sur ce qui est
i» ibtii tétift yeu*. Pab exemple, j'ëh ai vtt b&Mi- « Coup qtii croyaieht sincèrement que votre Tri*
« *///*é était un journal eâcdlté tinatehiste. Voyant « lent- bonne foi, et tte lés jugeant pas d'après lé « reste de leurs discours entièrement stupides mi « aliénés, je ne cherchais point à les convaincre « pat* des raisonn entend; je les pviais de lire quel* « ques-ttns dé vos mimeras , cent qu'on leur avait è désigné* comme les plus viole™. Après avoir <* lu , ils tué disaient : <* Monsieur , je ne vois rien « là que de juste , dé raisonnable , de mesuré; «j'en conviens! mais il fout qu'il y ait un sens « caché , des expressions dont là valeur est changé* * à Paris , et qui rendent cela séditieux sans que «je m'en aperçoive* cai* môti député le dit, et « mon député est un brave homme ; il a voté IV « dressé. *
* Si telle est leur docilité stir des choses qu'ils « peuvent voir et revoir à loisir, que doit-ee être « pour le ittanége Pellier, pouf la Glacière, pour « cette terrible Glacière d'où la république de $3 <c devait s'élance*, escortée d'un bataillon degniltt» « tines i vapeur? Je crois les Voir saisis d'épouvante « à la lecture de Tépîtré du 231 , lever les yen* « au ciel , porter la main à leur cou pour tâter <c s'il est encore entier; puis colporter h tnissive a chefc le voisin, et lui dite f * Mon ami, ne manquez a pas du motos de Vdtefpâttf autre député! Sttha
« lui , un représentant du peuple en mission ve- « nait nous faire guillotiner, vous, moi, vos en- « fans, mes enfans, votre femme, ma femme, «tout... Un Cavaignac, un François Danton, un « Sambuc, des monstres, des tigres à figure hu- « maine, la lie du peuple, voulaient tout mettre «à feu et à sang. Heureusement, grâce à nos dé- « pûtes, un grand homme, un Dieu sauveur, l'il- « lustre Persil, les a saisis dans leur repaire', et « nous pourrons vivre tranquilles tant que nous « aurons notre député. » Que si quelqu'un se « trouve là, et leur dit : a Mais vous radotez, voisin ; «je connais ce Cavaignac , ce Danton , ce Sambuc, a ce sont les meilleures gens du monde ; nés dans « une classe éclairée, de parens honorables et « aisés, ils ont passé leur jeunesse à cultiver leur « esprit , ils ont plus d'intérêt que vous à mainte? « nir l'ordre , et ce Danton particulièrement, dont « le nom seul vous feit frissonner, est si bon, si a obligeant , si généreux , que personne ne peut « le voir sans l'aimer; » si, dis-je, quelqu'un s'avise a de tenir ce discours , on est tenté de le regarder a comme un émissaire du comité de salut public, «de lui donner, par humanité, un coup de poi- «gnard, ou du moins de le jeter, par amour de « l'ordre légal , en prison, malgré son passeport « Maintenant le grand jour de la discussion ju- « diciaire a fait disparaître ces fantômes suscités
( tw )
«c par la perfidie pour capter les suffrages de la or peur. Maintenant toute la France va savoir qu'a- «près neuf jours de débats, sur douze jurés, il « ne s'en est pas trouvé un seul qui crût un seul « des dix-neuf prévenus coupable sur UN SEUL «des chefs d'accusation. Maintenant toute la a France pourra juger de quel côté sont les comte plots, de quel côté viennent la désunion, lamé- « fiance, la discorde, semées entre les citoyens, « de quel côté sont la bonne foi et l'horreur du « sang.
« Les hommes de juillet , qu'on appelle des terroristes, n'ont pas même exécuté, pas même « emprisonné un seul des chefs de la garde royale, «pris au moment même où ils ordonnaient le « massacre des citoyens ; et les apôtres de la mo- « dération demandaient pour premier essai à la «guillotine dix-huit têtes, dont tout le crime est « d'avoir pensé que la révolution aurait pu trouver «de meilleurs guides que MM. Talleyrand et «Périer.*
*\Àb uno disce omnes , se diront tous les hom- «mes raisonnables, de Bayonne à Douai et de « Brest à Strasbourg : les cécités les plus rebelles «seront guéries, et les électeurs y verront clair « pour écrire leurs bulletins.
«Honneur et reconnaissance aux jurés et aux « magistrats qui ont fait jaillir la lumière dé cette
( 198) «oeuvre de ténèbres! Se montrer consciencieux « dans la distribution de la justice ne devrait pas « être un titre de gloire, ce n'est que l'accomplis- «sèment du plus sacré des devoirs; mais il y a « tant d'hommes aujourd'hui qui ne se souvien- « nent d'avoir une conscience que pour la mettre «fc l'encan!»
16 Avril 1831.
« Il est de ces positions uniques où les moyens « usés ne suffisent point, et où cependant le succès « doit être acquis à tout prix ; car les mécomptes « seraient désolans. L'on essaie alors d'un plan « nouveau. Déjà l'on a vu l'un de nos orateurs , « arrivant à la tribune la république de 93 à Ja « main, jeter l'alarme dans toute la France, ca- « lomnier les hommes qu'on admirait en juillet, « traduire le patriotisme sur les bancs du crime f
« placer le dévouement entre les gendarmes
« Cet éclat , ce déploiement de sévérités au nom « de la république, avait produit son efTot, L'agi-* « tation et la méfiance avaient saisi les esprits : « l'occasion était belle pour commencer la perse» « cution de ce que le patriotisme a de plus pur» * de ce que la France renferme peut-être de plus « illustre, et l'on a 0*é ajouter à lu disgrâce des
€ Lafayette et des Dupont, celle dts Lamarque , « des Barrât, des de Laborde. Mais voilà qu*après « d'excessives rigueurs et de longues souffrances, c un arrêt solennel vient prouver la fausseté de « ces perfides déclamations contre de généreux: « citoyens, et fait évanouir ce fantôme destiné à € grandir encore , et à préparer aux centres de noù- « veaux triomphes. Que faire alors , au moment « où la Chambre va être dissoute ? • #
« Prolonger l'agitation , redoubler la peur, reste saisir encore une fois le sceptre qui échappe, et « supposer que ces conspirateurs républicains , à « peine sortis des prisons , reprennent leur émet pire , fomentent des mouvetnens désordonnés et «jettent la capitale toute entière dans Pépou- « vante.
« Avant-hier, on avait essayé de faibles rassem- «blemens; mais la chose réussissait mal': hier, il « fallut faire casser quelques réverbères ; c'était « assez pour que ce soir, les en fans, les curieux, et « les oisifs, bien ou mal famés, se rendissent sur « quelques-unes de nos places. Alors les coureurs « du justo+milieu ont grossi les rapports , enflé les « ordres , et répandu l'alarme.
« Ici, on disait : Von se bai au Carrouset...Non, a c'est à la Bourse... JVonr, à la place du Châtelct... « Non y c'est au Ponl-Neuf... L ? agitation était patce tput où Ton ne se trouvait pas; et sur la foi ûè
« ces mensonges qui semaient la terreur , on a « déployé un appareil de forces inusité. Paris res- « semble encore à une ville en état de siège. Les «troupes occupent tout l'espace qui sépare la « place de Grève et le Pont-des-Arts. Des patrouilles « nombreuses se promènent dans la plupart des « rues ; la circulation est presque impossible dans « celles qui sont le plus passagères... Au 27 juillet « on pe«vit rien de plus formidable !
« Et pourtant à peine trouve-ton devant toutes «ces troupes des enfans et des curieux qu'un si « grand déploiement de forces ne pouvait man- « quer d'attirer. — Notre bureau s'est rempli toute «la soirée de jeunes et braves patriotes. qui veinaient s'affliger avec nous, ou plutôt s'indigner « de ces manoeuvres au moyen desquelles on veut « encore travailler les élections. Plusieurs d'entre « eux sont venus nous prier de protester contre « cette tactique destinée à effrayer de nouveau les « départemens et à tromper l'opinion.
« Nous pensons que les électeurs verront facile- «ment quels sont ceux qui ont intérêt à faire « naître l'agitation , quels sont ceux qui jusqu'à « présent en ont profité...
« Ce n'est pas que nous ayons l'intention d'atta- « quer le magistrat chargé de la sûreté de la capi- «taie. Mais les débats judiciaires ont prouvé qu'à «côté de la police légale, il y en a d'autres qui
( 201 ) « agissent dans le mystère... Et l'ombre même qui «les couvre ne permettant aucun contrôle , ouvre «une carrière légitime à toutes les craintes. »
18 Avril 1831.
INJUSTICE DE CERTAINS ÉLOGES DONNÉS A LA CONVENTION. LEUR EFFET FUNESTE. EXHORTATIONS AUX JEUNES FRANÇAIS.
« Dans les journées de juillet, une partie du « peuple criait : Vive la Charte! non point qu'il ai- « mât la Charte , mais uniquement parce qu'il «avait vu pendant quinze ans les hommes qu'il « haïssait s'élever contre elle, et s'incligner qu'il l'in- « voquât. Ce cri, mal interprété à dessein, a servi « depuis 4e prétexte aux ennemis du peuple pour « lui refuser les institutions qu'il croyait acquérir « par la victoire. Il se passe quelque chose d*â-peu- « près semblable dans une autre classe de citoyens. « Quelques jeunes gens , à force d'entendre les fau- « teurs du despotisme déclamer contre la Conven- « tion nationale , sembleraient s'être pris de pasce sion pour elle. Mais, de même que , soUs la « restauration, les amis de la liberté haussaient les « épaules au cri de Vive la Charte , et s'efforçaient «t de démontrer l'insuffisance de ce code apporté «sur les baïonnettes étrangères , ils doivent au-
« jourd'hui s'expliquer sur la Convention. Si cette « tâche était entreprise par ceux des rédacteurs a de la Tribune qui sont partisans sincères et dé*. ce intéressés delà monarchie vraiment constitutionce nelle, ou même par ceux qui désirent ce qu'on « appelle, assez bizarrement, la monarchie républi- « cainc , on pourrait se défier de leurs argumens. « Mais l'auteur de cet article , tout en respectait « les institutions établies , et sans prétendre faire ce adopter son opinion à personne, a l'intime con- « viction, fondée sur les études les plus longues a et les plus consciencieuses , qu'une république c( fortement organisée est le gouvernement le plus a favorable au repos comme à la dignité des cice tovens, à la' sécurité des intérêts individuels « comme à la prospérité de l'État. Eh bien , c'est ce précisément à cause de cette conviction qu'il ré* <e clame contre les éloges exagérés donnés à la plus « fameuse de nos assemblées. Et prenez garde qu'il « n'est nullement injuste envers elle ; elle a été ia* ce dignement, stupidement calomniée ; elle renferme mait dans son sein de grands caractères et de « grands talens ; elle peut revendiquer une part ce dans les immortels prodiges de nos armées; ce elle a décrété des lois utiles, et notamment le c< plus beau système d'instruction publique q«i «jamais ait été conçu (i). Mais en privant la France
(i) Ocâ ne oontrtdit nullement oc <joe j'*i soutenu dans le 41*»
* dos patfiptes les plus énergiques et Les plus put*, c victimes de ses fureurs , elle a préparé la chute « de la république , et elle en a rendu la renais»
* sance presque impossible , en liant à ce nom si
* beau des souvenirs de ruine et de sang. Ce sont «donc surtout les républicains qui doivent en c écarter l'image. Son règne n'était point une ré- «publique , ce n'était pas même un gouvernement « quelconque. La France entière était alors comme « une ville en état de siège , où toutes les autorités « civiles sont suspendues; ou ne peut donc prendre «la Convention comme drapeau d'une opinion « politique. En concentrant dans ses mains le pou- «voir législatif, le pouvoir exécutif, et même le «pouvoir judiciaire, elle a donné l'exemple d'un « despotisme qu'on ne trouve que dans les autp- «craties de l'Orient, ou qui, du moins, ne se «glisse dans nos monarchies d'Europe que sous « le manteau et à la faveur de la corruption. De « plus , l'usage qu'elle fit de ce despotisme fut tou- « jours passionné , souvent aveugle et cruel.
«Et ici j'ai besoin de faire une observation.
cour» préliminaire. Ici je parle de la Conrentioii es masse , et considérée dans tonte sa dorée ; là, je parlais de la Terreur. Ce fat surfont après le 9 thermidor que nos armées firent des prodiges. La haïaîHt met* de Fkgnw f la seule de at# grande» immm ftp»* blicaints oui ait eu lien sons la Terreur, ne précéda que (Tun. B PÎ* la chute de Robespierre. La campagne de 93 fut remplie de nos pavera; et fa loi ur llnstmctioai p nfcB qne et de fan fv.
« Ceux qui en font l'éloge seraient les premiers à « s'opposer à toute espèce de cruauté. Si jamais un « pareil régime pouvait reparaître parmi nous, ce «seraient nos furieux de modération qui seraient « alors furieux de confiscations et de supplices ; • ce seraient les complaisans de MM. Villèle , Po- « lignac et Périer qui viendraient prendre le mot « d'ordre au comité de salut public, et qui vante- « raient le nouveau Fouquier-Tïnville, comme ils « vantent maintenant M. Persil. Les hommes gé- « néreux qui défendent là Montagne comme un « accusé absent lutteraient alors contre elle , parce « qu'elle serait puissante et oppressive. Jeunes patriotes, à qui s'adressent ces lignes, je vous « connais et je n'en doute pas. Mais vos voix ima prudentes fournissent un prétexte à la perfidie « de nos ennemis pour persuader aux timides que «leurs intérêts sont menacés par vos doctrines; « et c'est là qu'est le danger. Il y a en France « peu de poltrons , mais beaucoup de peureux. « S'il faut aller sur le pré, des Français s'y rendent « sans peine ; placez-les sur un champ de bataille, « devant des batteries, ils y courent tête baissée; « mais mettez-les en face d'événemens qui peu- « vent bouleverser leurs affaires , leurs habitudes, «beaucoup se troublent bientôt, leur vue js'obs- «curcit, et rien ne devient si aisé que de les trom- « per. Rappelez-vous ce qui est arrivé après les
«journées de juillet : les patriotes vainqueurs se « bornaient à réclamer le vœu national légalement aémis (i); ils prenaient pour maxime : Hommes , « soyez humains , c'est votre premier devoir (a ) ; les ce plus ardens parmi eux n'avaient jamais pensé « qu'à remettre la suprême magistrature à un vieilce lard connu des deux mondes par sa modération <c et par sa bonté, autant que par son patriotisme; « et cependant le seul mot de république servit « de texte à l'atroce perfidie des jésuites tricote lores pour accuser les patriotes de vouloir race mener des troubles , des mesures violentes , et «presque la terreur; et malgré l'extravagance de « ces calomnies , un grand nombre de peureux « s'éloignèrent »dès patriotes , et, soutenant par « leurj ridicule effroi les projets cachés de quelce ques traîtres, leur donnèrent la force de ramece ner la France dans les voies de la restauration. « Que .serait-ce maintenant si quelques mots irréel fléchis venaient fournir des prétextes aux cha- « ritables interprétations de ceux. qui, même sans a prétexte aucun, ont pu noircir ainsi , aux yeux « de tant de dupes , les plus généreux et les plus « humains des Français ?j>
(i) Tribune du i* r août, (â) Ibidem,
§ XIV. Du 21 Ami au 26 Mai i83i.
Désarmement de la Suisse. — Éiat de l'Europe. — Tristes fruits de ftdtt* diplomatie en Belgique et en Itâtle. — Mandaffe* contre léi décotes de juillet— Des élections qui se préparent, -*~1roy»gc da Roi. — La Gazette et la Tribune — Réponse à quelques objections touchant ia question de la guerre.
21 Avril 1831.
«Tandis que les Parisiens commentent par bn- «bitucta le discours de là couronne , quoiqu'il ne «d'y trouve ni une idée nouvelle, ni même une « modification quelconque des idées répétées jus- « qu fc Satiété par le ministère Guizot d'abord, puis « par lé ministère Laffitte, et enfin par le ministère « Périér, on entend à peine , de loin à loin , une « réflexion sur l'importante nouvelle du désaftne- * ment de la Suisse. Il me semble cependant qu'il « y a là sujet à réfléchir, surtout pour ceux qui « n'étaient pas encore convaincus de la certitude « et de l'imminence de la guerre.
«En 18 1 4 la grande armée alliée pénétra en France « par la Suisse. Après la révolution de juillet , les « cantons , voyant la coalition se réformer contre
ce nous, et ne voulant pas concourir cette fois en* a core à notre ruine, avaient décrété leur neutrece lité. Us avaient ordonné, potur la défendre, une a levée de cent mille hommes; ils avaient com- « mencé des retranchement sur lés principaux «passages de leurs montagnes. Les troupes au- « triehienties aglomérées sur le* f routières ti'ônt « rieti dit tant que Fhiver suffisait pouf leur in- « terdire cette route. Mais à l'approche dû prin* « temps, te gràcieti* autocrate des Russes, rÛlus- (t tre prince dé Metternich et le Successeur de « Fréderic-Jé-Grand, obt témoigné qtfil était peu « convenable et peu prudent de vouloir barrer le <t passage à leurs armées libérât nets. De petites & hôtes, le* unes publiques, les autres secrètes, ce ont exigé que rien ne gênât le transit de leurs <t bataillons. La Suisse a regardé si la France était « derrière elle pour la soutenir; elle a \û MM. Pé- « rier et Sébastiani livrer la clef d'tfoe atitre fron- «tière, le Luxembourg; ^elle a jeté les yettt Sur « lltalie , elle y a vu les alliés naturels de la fiance * passer , sous l'étendard autrichien , des prisons à « l'échafeud , et elle a posé les armes , et elle a « détruit ses retranchemetis commencés, et tous «les passages sont ouverts âtix années Ubéltï « trices. »
28 Avril 1831.