‹ La révolution de 1830: et le véritable parti républicain, exposé du plan de ce parti en juilletChapitre 47 sur 50 · AT · texte numérisé non relu

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«du nient, si le romantisme n'était pas irrité «porté en croupe par les Ba&kirs, je ne sais si le «journal de la légitimité publié à Londres aux « frais des augustes hôtes dHoly-ilood , est orné « de caricatures de la révolution ; mais si les rédao « teurs se permettent cet ornement , je les défie « d'en imaginer une plus sanglante que celle dont «M. Delacroix a couvert une toile de quinze à «vingt pieds. Voilà bien la révolution telle que « l'ont voulu faire les doctrinaires , c'est-à-dire un « objet d'horreur et de dégoût Cette Liberté qui •guide le peuple ressemble à la plus ignoble cour* «tisane des plus sales rues de Pians. Ces combat- « tans sont bien les canailles de M» Bambuteau ou «les mendions de M. Dupin. Ces morts, dont le «sang coule encore , étaient sans doute pestiférés a depuis huit jours ; car leur teint f de la tête aux « pieds , est plus cadavéreux que ne Test , au bout «de trois fois vingt-quatre heures, celui d'un « hom me emporté par une mort violente ; ou plu- ■ ôt, tout cela serait ainsi s'il y avait quelque chose «sur cette toile, mais f y cherche en vain une t*te, « une main , un pied 9 je n'y voi* que des couleurs « entassées sans art et formant de vsgni \m%%i* « comme en présentent quelquefois les nuages ou m les moisissures <f un vieux mur.

« Noo-seulement il y a contre-sens complet si , «comme l'indiquent la grandeur do cadre et Hn»

«traduction d'un personnage épique , la Liberté, « l'auteur a voulu faire un tableau d'histoire , c'esta à-dire reproduire l'impression que doit laisser « dans une imagination féconde et élevée l'ensemable du fait immense qu'on appelle nos trois joura nées , mais encore , en considérant cet ouvrage « comme un tableau de genre vu à travers un verre a destiné à grossir les objets, il y a caricature coin- «plète, absence totale de vérité. Non, certes, ils « n'avaient pas ces figures hideuses , ces affreuses «physionomies, nos combattans de juillet! Près- « que tous portaient sur leurs fronts un calme « qui a étçnné nos vieux guerriers, plusieurs avaient a des traits que la peinture la plus noble pouvait « copier sans déroger. Quand un pinceauua.le don «de tout enlaidir, il ne doit pas approcher d'un « sujet patriotique.

« Et qu'on ne se récrie pas sur la sévérité de «nos expressions. Si l'on voit qu'un homme « s'est donné de là peine , qu'il a cherché à faire «bien sans pouvoir y réussir, on ne saurait trop « adoucir le langage de la critique , on ne saurait « trop envelopper la vérité d'euphémismes et de « ménagemens. Mais quand on voit chercher par «système le laid, et vouloir l'imposer à un peuple « comme le type du beau , quand un pareil sys- « tème trouve des preneurs , oh ! alors la critique « rentre dans tous sçs droits, et on n'a plus à lui

«demander que de la justice. Cette distinction « nous servira de règle dans tout l'examen de Yex-

• position. Heureux quand nous trouverons à louer. « Nous aurons souvent ce plaisir en parlant des

• tableaux de genre , des paysages , des marines , « productions où l'influence des systèmes politi- « ques se fait toujours moins sentir. Quant à la « peinture historique , nous aimons à dire dès à « présent que M. Horace Vernet qui a tant contri- « bué à égarer l'école, paraît revenir dans une meil-

• leure route. Son tableau du pape offre de belles « parties , et sa Judith est d'un style bien plus sé- « vère que tout ce qu'il avait encore produit. »

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