Né à Bordeaux en 1767, mort en
qu'avait prévus sa saj^esse, et contre lesquels il était resté impuissant, MartiL-^nac siégeait maintenant dans la Chambre des députés, y représentant ces idées modérées, dont l'application soutenue aurait pu sauver le trône de Charles X, et à la défaite desquelles survivaient en lui l'attachement et la confiance qu'elles n'avaient cessé de lui inspirer. Lorsqu'il connut, par le duc de Guiche ', le conseil donné à Polignac par Laine ; quand ce dernier lui eut écrit pour lui recommander la cause de l'ancien ministre, et quand les prières d'une famille éplorée furent venues se joindre à cette recommandation d'un homme qu'il vénérait, il n'osa décliner cette haute et périlleuse mission. Effrayé d'abord par l'étendue de la responsabilité, il se laissa bientôt prendre par la irénérosité naturelle de son àme. La grandeur de la faute l'avait indigné; la grandeur de l'infortune le toucha. L'homme qui lui faisait ajqjcl et lui confiait la défense de sa vie était son ancien adversaire; c'est surtout pour ce motif qu'il accepta cette défense. Il n'y mit qu'une condition, c'est que son intervention serait purement gratuite, et comme, au