CHAPITRE PREMIER
Le Ministère Polignac. — Les premiers actes. — Mécontentement de la nation — Sombres pronostics que les événements de France font naître en Europe 1
Polignac est nommé premier ministre. — Désorganisation dans le royaume. — Attaques de la presse libérale contre la monarchie et la religion. — .\ppréciations des comtes de Goltz et Apponyi. — Intransigeance de Polignac. — Jugement de Pozzo di Borgo sur le premier ministre. — L'ambassadeur de Russie multiplie ses conseils de modération. — Sa réserve envers Polignac. — Metternich fulmine contre l'hydre libérale et contre notre presse. — Il s'ingénie à effrayer la Prusse et la Russie. — Ses protestations hypocrites auprès de nous — Optimisme de Portails. — Sombres pressentiments du tsar Nicolas. — Sa correspondance avec le grand-duc Constantin. — Ses entretiens avec Ficquelmont, ambassadeur d'Autriche à Pétersbourg. — Les événements d'Orient le rassérènent. — Impopularité de Polignac. — Jugement de Pozzo à cet égard. — Ses appréciations sur le duc d'Angoulème. — Aversion de Metternich pour l'esprit qui règne en France. — Il exploite la crainte de la contagion révolutionnaire. — Susceptibilités entre Berlin et Vienne. — Lutte entre les Hohenzollern et les Habsbourgs pour la suprématie allemande. — Metternich lance un projet d'entente des trois grandes puissances continentales contre la France. — La Prusse désavoue cet acte inconsidéré. — (Correspondance de Portails avec d'Agoult, ministre de France à Berlin. — Fin de la guerre d'Orient. — Metternich cherche à briser l'intimité de la France et de la Russie. — Wellington tente de circonvenir Polignac. — Pozzo redoute l'hostilité du premier ministre, qui cherche à le rassurer. — Entretien de Charles X avec Pozzo — La Russie veut étendre les limites de la Grèce pour
l'émanciper de l'Angleterre. — Charles X oppose les prétentions de l'Angleterre à celles de la Russie. — Le peuple français applaudit aux succès russes. — Polignac s'en montre impressionné. — Ses entretiens avec Pozzo. — Celuici presse Nesselrode de maintenir son programme.
CnAPITRE II
Ambassade du duc de Mortemart à Saint-Pétersbourg. — Les cabinets étrangers et les derniers ministres de la Restauration. — La presse libérale et l'état des partis 20
Le Tsar nous prodigue des marques d'amitié. — Ses entretiens avec le duc de Mortemart. — Intrigues de Metternich en Italie. — Conventions de l'Autriche avec Marie-Louise relativement aux établissements militaires de Plaisance. — La succession Piémontaise. — Metternich cherche à gagner les princes italiens. — Intimité entre Vienne et Turin. — Duplicité de Metternich dans ses rapports avec la France. — Tatischeff, ambassadeur russe à Vienne, stigmatise les procédés politiques du Chancelier. — Dépit de la société de Vienne en présence des succès russes en Orient — Metternich cherche à irriter l'Angleterre contre la Grèce. — La Prusse en confiance avec la Russie — Entrevue à Berlin du roi de Prusse et du Tsar en 1829. — La Prusse vise à un rapprochement avec la France et la Russie. — Frédéric-Guillaume III envoie à Constantinople le général Mûffling pour inciter le sultan à la paix. — Action des agents prussiens à Londres en \Tie defairecéder le sultan. — L'Angleterre redoute une Grèce trop puissante. — Polignac blâme énergiquementles réticences de la Porte. — Il élude ses promesses à Wellington. — Froideur en France à l'égard de l'Autriche et de l'Angleterre. — Metternich prédit la chute prochaine de la dynastie légitime. — 11 poursuit sa guerre contre les libéraux. — Pozzo préconise en France une poUtique modérée. — Unité de vues de l'Angleterre et de l'Autriche dans la question d'Orient. — Mécontentement de Metternich sur la mission Miiffling. — Ses critiques sur les décisions prises à l'égard de la Grèce. — Colère de Tatischeff contre le cabinet de Vienne — Tension des rapports austro-russes à la fin de 1829. — Projet de partage de la Turquie, lancé par Metternich, qui s'en défend après. — Haine de la Prusse pour l'Autriche. — L'intimité se resserre entre la France et la Russie. — Les succès croissants des Russes en Orient inquiètent la cour des Tuileries. — Polignac, à son tour, lance un projet de partage de la Turquie — Inconvénients et avantages qu'offre ce projet. — Insistance de Mortemart à Paris pour le prompt règlement de la question grecque. — La Prusse prend sans enthousiasme la cause de la Grèce, où elle ne voit que de la démocratie et de la révolution. — Elle préférerait maintenir le fantôme de l'empire ottoman. — Ses incitations à la Porte en Aue de traiter. — Question du nouveau souverain de la Grèce. — Aberdeen propose le prince de Ilesae-IIomboorg ; la France, le prince (>harles de lîavière. — Refus de ce dernier. — L'Angleterre incline pour le prince Frédéric des Pays-Bas, agréable au Tsar. — Jean Népomucène do
Saxe, candidat de la France. — Antagonisme profond entre la France et l'Angleterre. — Laval, ambassadeur de France à Londres, songe au prince Léopold de Saxe-Cobourg Gotha. — La France préconise l'indépendance abso lue de la Grèce, — Proclamation de cette indépendance par le protocole du 22 mare 1829. — Audace de la presse révolutionnaire en France. — Jugement du Morning-Chronicle.