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CHAPITRE III

La révolution de Belgique. — Sympathies françaises. — Principe de la non-intervention. — Ambassade de Talleyrand à Londres. — Changements diplomatiques 166

Lettres de de Bray au roi de Bavière au sujet des menées révolutionnaires parties de France. — Insurrection du 25 août 1830 en Belgique. — Le Congrès national est convoqué à Bruxelles pour le 10 novembre. — Il vote Tindépendanco belge. — Emoi en Europe. — Activité des comités parisiens en faveur des révolutionnaires belges. — Mole s'efforce de rassurer les ambassadeurs étriingers — Le Corps diplomatique étranger, à Paris, redoute de nouveau la guerre. — Talleyrand nommé ambassadeur à Londres. — Mécontentement de Pozzo. — L'aspect de la cour des Tuileries choque les représentants étrangers — Les insurgés belges cherchent à se donner à la France. — R-'cit du marquis do la Moussaje, ministre de France aux Pays-Bas sur les émeutes des !«'• et 2 septembre h Bruxelles. — La Prusse regrette sa reconnaissance hâtive du gouvernement français. — Elle redoute la guerre générale. — Le cabinet de

La Haye implore le secours de Berlin. — Augmentation des forces prussiennes sur le Rhin. — L'Allemagne conserve l'espoir que le gouvernement de Juillet pourra subsister. — Entrelien de Bernstortf avec notre (Chargé d'affaires. — Les menées révolutionnaires des comités parisiens inquiètent l'Europe. — Bulletins du baron de Hijgel, conseiller de l'ambassade d'Autriche à l'aris. — La présence de nombreux étrangers suspects est signalée à Paris. — Départ de volontaires français pour la Belgique. — Plusieurs reprfîscnlants étrangers à Paris redoutent l'avènement de la république. — Apponyi entrevoit l'époque où les puissances européennes devront combattre pour le maintien de leurs droiis.

— Apponyi, Pozzo et Nesselrode considèrent que la reconnaissance de Louis- Philippe évitera des maux pires. — Entrevue du Roi et de Pozzo au Palais- Royal. — Le Roi y proteste de ladroiture de sa conduite. — L'ambassadeur russe se plaint de l'action pernicieuse des sociétés populaires. — Il demande au Roi de les faire poursuivre. — Désaccord de ministres àce sujet. — Pozzo considère La Fayette comme le provocateur de la perturbation universelle. — Etonneœent provoqué dans le Corps diplomatique par les déclarations piteuses de Louis-Philippe. — Certains diplomates entrevoient la restauration du duc de Bordeaux. — Sébastiani dit qu'il faut que le principe de la légitimité finisse pur triompher. — Conversation de Louis-Philippe avec le baron de Rothschild.

— Il lui confie qu'il redoute les armements de l'Europe. — Asc-^ndant de f.a Fayette sur Louis-Philippe. — [..'union se rétablit dans le Corps diplomatique.

— Le procès des ministres occupe l'opinion et inquiète les représentants étrangers. — Menées provocatrices de certaines agences françaises en correspoudance avec l'étranger. — Changements diplomatiques : on veut substituer des hommes nouveaux aux diplomates en fonctions. — Apponyi déplore le choix du maréchal Maison pour l'ambassade de Vienne. — La reconnaissance du roi Louis-Philippe dans les départements. — Inquiétudes sur l'attitude que prendrait la France dans les affaires de Belgique. — Entretien de Werther et de MoIé à ce sujet. — Entretien du Roi et de l'ambassadeur d'Angleterre. — Lettre de Guizot à un de ses ami< au sujet de la révolution belge. — les réfugiés espagnols et italiens deviennent menaçants. ~ Pozzo s'en plaint arrogauiment h MoIé. — On redoute une insurrection en Piémont. — L'.\ngleterro se rapproche de la France. — Londres accueille favorablement Talloyrand. — Déclarations de ce dernier. — Le peuple anglais admire la conduile du peuple dH Paris pendant les journées de Juillet. — Réponse de Talleyrand à Wellington qui déplorait la révolution de Juillet. — Défiance de Mole au sujet des agissements de Talleyrand à Londres. — La France propose, pour résoudre les affaires belges, la médiation des cinq cours. — Symptômes révolutionnaires en Allemagne. — Ferme réponse du gouvernement français h une lettre audacieuse du prince d'Orange. — Bourgoing fait ressortir à Pétersbourg le dé. sinléressement de la France. — Pozzo soupçonne la France de fomenter une insurrection en Espagne. — La Fayette et Laffito soupçonnés de favoriser un complot contre les frontières de Savoie. — Le cabinet de Londres voit avec plaisir la révolution belge affaiblir la HoUandfi. — Le comte Mole répond à la lettre inconvenante du prince d'Orange à Louis-Philippe. — Pozzo insiste pour le maintien de l'intégrité des Pays Bas. — Il stigmatise l'esprit révolutionnaire en France. — Son jugement sur l'esprit nouveau en Angleterre.

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